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Cinerama - Nouvelle publication : Les Adieux à la reine (2012)

Photo de cinerama

cinerama

Description :

À bientôt six ans d'existence, le blog fête son 40 000ème visiteur. Merci à tous!

Une introduction, deux paragraphes d'analyse, et une conclusion avec avis personnel de l'auteur : le nouveau modèle critique du blog, qui accueille une nouvelle rédactrice, Pauline, et publie désormais au rythme de trois critiques par mois, publiées le 1er, le 10 et le 20 de chaque mois.

Critique du 1er mai 2012 : Les Adieux à la reine.

Vous pouvez également écouter Trensvers'arts, l'émission radiophonique que je présente sur la radio de l'École Normale Supérieure de Lyon.

Top 2012 :

1 - Elena
2 - Le Prénom
3 - 38 Témoins
4 - Les Nouveaux chiens de garde
5 - Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes
6 - L'Enfant d'en haut
7 - Une vie meilleure
8 - Les Adieux à la reine
9 - Take Shelter
10 - 2 Days in New York
11 - Les Acacias
12 - Chronicle
13 - Radiostars
14 - Avengers
15 - Les Infidèles
16 - La Vérité si je mens 3
17 - Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout
18 - Albert Nobbs
19 - Sur la piste du Marsupilami
20 - Young Adult
21 - En secret
22 - The Descendants

Top 2011 :

1 - La Grotte des rêves perdus
2 - Melancholia
3 - Drive
4 - True Grit
5 - Les Neiges du Kilimandjaro
6 - Tomboy
7 - Une séparation
8 - L'Exercice de l'Etat
9 - L'Apollonide, souvenirs de la maison close
10 - La Piel que habito
11 - Carnage
12 - Inside Job
13 - The Artist
14 - Le Havre
15 - La Guerre est déclarée
16 - A Dangerous Method
17 - Le Skylab
18 - Habemus Papam
19 - Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
20 - This must be the place
21 - Impardonnables
22 - Polisse
23 - Minuit à Paris
24 - B.A.T (Bon à tirer)
25 - Les Géants
26 - Les Contes de la nuit
27 - Les Marches du pouvoir
28 - Ici, on noie les Algériens
29 - Toutes nos envies
30 - Le Discours d'un roi
31 - Les Bien-aimés
32 - La Fille du puisatier
33 - La Conquête
34 - Un heureux évènement
35 - Intouchables
36 - Poulet aux prunes
37 - Animal Kingdom
38 - Somewhere
39 - Et maintenant, on va où ?
40 - Beur sur la ville
41 - La Guerre des boutons
42 - L'étrange histoire Angelica
43 - Et soudain, tout le monde me manque
44 - La Nouvelle guerre des boutons
45 - La Croisière

Top 2010 :

1 - Copie conforme
2 - Fantastic Mister Fox
3 - Des hommes et des dieux
4 - The Social Network
5 - La Princesse de Montpensier
6 - La vie au ranch
7 - White material
8 - Kick-Ass
9 - Le Nom des gens
10 - Vénus noire
11 - A cinq heures de Paris
12 - Tournée
13 - Mammuth
14 - Inception
15 - Brothers
16 - L'arnacoeur
17 - Alice au pays des merveilles
18 - Lola
19 - Fatal
20 - When you're strange
21 - Nannerl, la soeur de Mozart
22 - Potiche
23 - Night and day
24 - Greenberg
25 - Tamara Drewe
26 - In the air
27 - Gainsbourg, vie héroïque
28 - Les Secrets
29 - Toy Story 3
30 - Homme au bain
31 - Le Bruit des glaçons
32 - Bébés
33 - Robin des Bois
34 - Nine
35 - L'italien
36 - La Tête en frîche

?? - Film Socialisme

Top 2009 :

1 - Louise-Michel
2 - Le Petit Fugitif
3 - The Wrestler
4 - Inglorious Basterds
5 - Bellamy
6 - Brüno
7 - L'enfer d'Henri-Georges Clouzot
8 - Démineurs
9 - Là-haut
10 - Gran Torino
11 - Un prophète
12 - Etreintes Brisées
13 - Che, 1ère partie: L'argentin
14 - Whatever Works
15 - OSS 117 : Rio ne répond plus
16 - Le Bal des actrices
17 - Coraline
18 - Les Noces Rebelles
19 - Les Beaux gosses
20 - Public Enemies
21 - Lascars
22 - Harvey Milk
23 - Michael Jackson's This is it
24 - Slumdog Millionaire
25 - Avatar
26 - Le Concert
27 - Very Bad Trip
28 - Walkyrie


Top 2008 :

1 - There Will Be Blood
2 - Dernier Maquis
3 - Two Lovers
4 - Hunger
5 - Control
6 - Elle s'appelle Sabine
7 - Entre les Murs
8 - Juno
9 - Appaloosa
10 - Soyez sympas, rembobinez
11 - Antifa, chasseurs de skins
12 - JCVD
13 - Burn after reading
14 - Sans arme, ni haine, ni violence
15 - Vicky Cristina Barcelona
16 - La Naissance des Pieuvres
17 - Eldorado: Création
18 - Mesrine - L'instinct de mort
19 - Bons Baisers de Bruges
20 - Valse avec Bachir
21 - La Fille de Monaco
22 - Agathe Cléry
23 - Mesrine - L'ennemi public n°1
24 - La Nouvelle Vie de Mr.Horten
25 - Indiana Jones & le Royaume du Crâne de Cristal
26 - No Country for old men
27 - Un barrage contre le Pacifique
28 - Les Grandes Personnes
29 - It's a free World
30 - Eldorado
31 - Bienvenue chez les ch'tis
32 - La Fièvre de l'Or
33 - Actrices
34 - Go Go Tales
35 - Française
36 - Seuls Two
37 - MR 73
38 - Astérix aux Jeux Olympiques

Top 2007 :

1 - Lady Chatterley
2 - La Graine et le Mulet
3 - Le Mariage de Tuya
4 - My Blueberry Nights
5 - Boulevard de la Mort
6 - L'Assassinat de Jesse James
7 - Southland Tales
8 - Un baiser s'il vous plaît
9 - Persépolis
10 - Lumière Silencieuse
11 - De l'autre côté
12 - Les Promesses de l'ombre
13 - La Vie des Autres
14 - Un Jour sur Terre
15 - 4 mois, 3 semaines et 2 jours
16 - Sicko
17 - Les Climats
18 - Boarding Gate
19 - 300
20 - Breath
21 - Blood Diamond
22 - Borat
23 - Les Méduses
24 - Spider-Man 3
25 - Caramel
26 - La Vengeance dans la Peau
27 - Chacun son cinéma
28 - Smiley Face
29 - Angel
30 - La Fille Coupée en deux
31 - Le Rêve de Cassandre
32 - L'ami de la famille
33 - Et toi, t'es sur qui?
34 - Import / Export
35 - Azul
36 - Un coeur invaincu
37 - La Môme
38 - L'ennemi Intime
39 - Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au bout du monde
40 - XXY
41 - Pingpong
42 - Les Lip, l'imagination au pouvoir
43 - Transformers
44 - La Soledad
45 - Pleasure Factory
46 - El Asaltante
47 - Volevo Solo Vivere
48 - En avant, jeunesse!

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Les Adieux à la reine (Benoît Jacquot, 2012)

Les Adieux à la reine (Benoît Jacquot, 2012)Les Adieux à la reine



Un film de Benoît Jacquot. France - 2012. Avec Diane Krüger, Virginie Ledoyen, Xavier Beauvois, Noémie Lvovsky...

Résumé : Sidonie Laborde est la lectrice de la reine Marie-Antoinette à Versailles. Elle vit les quelques jours qui suivent le 14 juillet 1789 avec une angoisse et un dévouement qui ira jusqu'au sacrifice.

Critique : en allant voir le film de Benoît Jacquot, j'avais quelques réticences de principe. Tout d'abord, il me semblait passablement casse-gueule de passer après Mlle Coppola, qui avait réalisé, cinq ans auparavant, un portrait de Marie-Antoinette qui me paraît relativement indépassable. Ensuite, le thème m'agaçait quelque peu, et il m'agace toujours, en même temps que je le trouve tout à fait séduisant. En effet, je trouve assez irritant cette fascination pour la monarchie, qui bien souvent est une fascination pour la photogénie des costumes de l'époque. Je craignais un Marie-Antoinette bis, c'est-à-dire un film à la mode. Pour finir, je trouve toujours énervant les hagiographie des souverains. Si je devais choisir mon camp, je serais plutôt du côté des émeutiers. A ce propos je conseille La Marseillaise de Jean Renoir.

Cependant, une fois ces petites réserves mises de côté (réserves qui sont plutôt des a priori, il faut bien le dire), le film de Benoît Jacquot n'est pas loin de mériter le titre de chef d'œuvre. Ce n'est pas un portrait de la reine, au contraire, c'est une tragédie, un Cyrano revisité avec la jeune Léa Seydoux pour héroïne, bien que son petit nez mutin n'ait pas grand chose en commun avec son illustre modèle. C'est un film de femmes, sur des amours entre femmes, ce qui est semble un lieu commun aujourd'hui (voir ma critique de Bye bye Blondie). Durant tout le film, nous suivrons en effet, parfois à travers une caméra subjective à l'épaule, le parcours de Sidonie Laborde qui ne cesse ou presque de déambuler dans les jardins, les couloirs, les coulisses du pouvoir. La pauvre est amoureuse de la reine, une femme terriblement égoïste, mais terriblement amoureuse, elle aussi, de son amie, Gabrielle de Polignac. On est hypnotisé par les scènes d'intimité entre femmes. Elles se pressent l'une contre l'autre, elles s'embrasseraient presque, se confiant leurs chagrins à l'oreille. Notre jeune héroïne se laisse happer par cette mante religieuse si câline.

Le casting est excellent : Diane Krüger est solaire, son accent allemand rappelle que oui, on appelait Marie-Antoinette l' « Autrichienne ». Léa Seydoux est mystérieuse, inquiète, ses grands yeux graves sont pleins de mélancolie et d'intelligence. Quant à Virginie Ledoyen, elle est très bien également, impériale à côté de la reine.

Benoit Jacquot livre surtout une nouvelle reconstitution de Versailles, unique encore une fois comme l'était celle de Sofia Coppola. Le premier jour, c'est-à-dire le 14 juillet, Versailles est encore immense. La caméra capte la lumière jaune, de fin d'après midi, qui fixe les courtisans déambuler dans les allées du parc comme des peintures pour l'éternité. Le château est un vaste parc d'attraction, ce dont atteste la fausse gondole vénitienne qui transporte notre lectrice. Les personnages de Benoît Jacquot sont saisis dans leur intimité, et comme tels, ils ne portent pas de perruque la plupart du temps, où alors des postiches en cheveux qui ajoutent à la grâce de leur coiffure. Le réalisateur n'a pas pour but de filmer le pouvoir, l'apparat, mais ce qui lui échappe justement. Il filme les coulisses de Versailles qui n'ont rien de fastueux. Les couloirs en pierre brute qui abritent les chambres, miteuses, des courtisans tenus en laisse et au secret de ce qui se trame dans le gouvernement. Personne ne sait ou presque ce qui se passe au lendemain du 14 juillet, et le 15 au soir, personne ne dort.

Les courtisans affolés, dans des chemises de nuit douteuses, sont des ombres que Sidonie Laborde traverse en courant. Ainsi Benoît Jacquot évite la plupart du temps de céder à la facilité de filmer le Versailles grandiose, celui des perspectives parfaites, et des mille lumières. Quand il le fait, lors de la scène où Sidonie court à travers une enfilade de pièces pour rejoindre la reine, c'est pour la casser : il la fait tomber. Même si le film, à force de beauté, finit par être un peu glacé (dans mon souvenir toutefois) et peut être un peu prétentieux, je le recommande chaleureusement. La plus belle scène, à mon sens, est celle des adieux de Marie-Antoinette à son amie, Gabrielle de Polignac. La fin, qui ne doit pas être révélée, est un clin d'oeil à Marivaux, celui-là même que la reine demande à lire dans une des premières scènes du film. Un Marivaux bien tragique.


Ma note : 16 / 20.


Pauline
Tags : Benoît Jacquot, Virginie Ledoyen, Diane Krüger, Xavier Beauvois
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#Posté le mardi 10 avril 2012 02:43

Modifié le mardi 01 mai 2012 08:59

Sommaire

Sommaire
Crée en mai 2006, le blog est en pleine réorganisation. Certaines critiques ont été écrites il y a extrêmement longtemps, sans aucun recul, et comportent de nombreuses maladresses, incorrections, erreurs...

Je demande l'indulgence des lecteurs pour ces critiques dont je ne partage parfois même plus l'appréciation finale ou la note.

Les critiques les plus récentes sont donc notifiées par un petit signe ø de couleur dans le sommaire: ce sont celles que j'assume le mieux...

Vous pouvez également écouter l'émission radiophonique que je présente sur la radio de l'École Normale Supérieure de Lyon : Trensvers'arts. Au programme : de nombreuses critiques, des débats, des dossiers et analyses en tout genre...

Voir aussi les blogs amis : celui d'Antoine (theroad.canalblog.com) et de Clémentine (http://renaissanceducinema.wordpress.com), avec des films rares en téléchargement gratuit.

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La dernière critique parue : Les Adieux à la reine (Benoît Jacquot) ø

Les dernières critiques :

- 15 avril : Bye Bye Blondie (Virginie Despentes) ø
- 1er avril : Hunger Games (Gary Ross) ø
- 25 mars 2012 : John Carter (Andrew Stanton) ø
- 20 mars 2012 : Niagara (Henry Hathaway) ø
- 10 mars 2012 : Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin) ø
- 1er mars 2012 : Bovines (Emmanuel Gras) ø
- 15 février 2012 : Drive (Nicolas Winding Refn) ø
- 1er février 2012 : The Descendants (Alexander Payne) ø
- 15 janvier 2012 : Take Shelter (Jeff Nichols) ø
- 1er janvier 2012 : A Dangerous Method (David Cronenberg) ø
- 1er novembre 2011 : Polisse (Maïwenn) ø
- 15 octobre 2011 : The Artist (Michel Hazanavicius) ø



___________________________________________________________________________________________________
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S O M M A I R E



0, 1, 2...

2 :37 (Murali K.Thalluri)
8 Femmes (François Ozon)
8 Mile (Curtis Hanson)
300 (Zack Snyder)
1492 : Christophe Colomb (Ridley Scott)
2001 - L'Odyssée de l'espace (Stanley Kubrick)
2046 (Wong Kar-Wai)

A

A Boire (Marion Vernoux)

A Dangerous Method (David Cronenberg) ø
Adieu ma concubine (Chen Kaige)
Adieux à la reine (les) (Benoît Jacquot) ø
Affranchis (les) (Martin Scorsese)
A la folie, pas du tout (Laetitia Colombani)
Alexandre (Oliver Stone)
American Beauty (Sam Mendes)
Ami de la famille (l') (Paolo Sorrentino)
Andreï Roublev (Andreï Tarkovski)
Angel (François Ozon)
Angel-A (Luc Besson)
A nos amours (Maurice Pialat)
Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg)

Artist (the) (Michel Hazanavicius) ø
Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle)
Astérix et Cléopâtre (Goscinny & Uderzo)
Asterix et Obelix: mission Cléopâtre (Alain Chabat)

B

Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
Bambi (Walt Disney)
Belphégor: Le fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé)
Big Fish (Tim Burton)
Blood Diamond (Edward Zwick)
Blow up (Michelangelo Antonioni)
Bon, la brute et le truand (le) (Sergio Leone)
Bovines (Emmanuel Gras) ø
Braqueuses (les) (Jean-Paul Salomé)
Brice de Nice (James Huth)
Bronzés (les) (Patrice Leconte)
Bronzés 3 - amis pour la vie (les) (Patrice Leconte)
Brüno (Larry Charles)
ø
Bye Bye Blondie (Virginie Despentes) ø

C

Cadet d'eau douce (Keaton - Reisner)
Caïman (le) (Nanni Moretti)
Camping (Fabien Ontoniente)
Carnets de voyage (Walter Salles)
Cars - Quatre roues (John Lasseter)
Cérémonie (la) (Claude Chabrol)
Chacun son cinéma (Collectif)
Charlie et la chocolaterie - 1971 (Mel Stuart)
Charlie et la chocolaterie - 2005 (Tim Burton)
Château ambulant (le) (Hayao Miyazaki)
Chat noir, chat blanc (Emir Kusturica)
Choristes (les) (Christophe Barratier)
Climats (les) (Nuri Bilge Ceylan)
Coeurs (Alain Resnais)
Comment j'ai fêté la fin du monde (Catalin Mitulescu)
Contes de la lune vague après la pluie (les) (Kenji Mizoguchi)
Corps impatients (les) (Xavier Giannoli)
Cuirassé Potemkine (le) (Sergei Mikhailovich Eisenstein)


D

Da Vinci Code (Ron Howard)
Déclin de l'empire américain (le) (Denys Arcand)
Dernier maquis (Rabat Ameur-Zaïmèche) ø

Descendants (the) (Alexander Payne) ø
Deux frères (Jean-Jacques Annaud)
Devdas (Sanjay Leela Bhansali)
Dirty Dancing (Emilie Ardolino)
Doublure (la) (Francis Veber)
Drive (Nicolas Winding Refn) ø

E

Edward aux mains d'argent (Tim Burton)
Elephant (Gus Van Sant)
Elephant Man (David Lynch)
Emmanuelle (Just Jaeckin) ø
Essaye-moi (Pef)

F

Fahrenheit 451 (François Truffaut)
Feu sous la peau (le) (Paul Goldman)
Fils du Vvent (les) (Julien Seri)
Flandres (Bruno Dumont)
ø
Flèche brisée (la) (Delmer Daves) ø
Fleur de mon secret (Pedro Almodovar)
Flibustière des Antilles (la) (Jacques Tourneur) ø
Freaks – La monstrueuse parade (Tod Browning)
Frères Grimm (les) (Terry Gilliam)

G

Gazon maudit (Josiane Balasko)
Gosford Park (Robert Altman)
Guerre des mondes (la) (Steven Spielberg)

Guerre est déclarée (la) (Valérie Donzelli) ø
Gynécologue et sa secrétaire (le) (Dominik Moll)

H

History of violence (a) (David Cronenberg)
Hommes de main (les) (Koppelmann & David Levien)
Human nature (Michel Gondry)
Hunger Games (Gary Ross) ø

I

Il ne faut jurer de rien ! (Eric Civanyan)
Impitoyable (Clint Eastwood) ø
Indigènes (Rachid Bouchareb)
Indochine (Régis Wargnier)
Interview (l') (Xavier Giannoli)
In the air (Jason Reitman) ø
Irrésistible Alfie (Charles Shyer)
Ivan le Terrible (Sergueï Mikhailovitch Eisenstein)

J

James Bond contre Docteur No (Terence Young)
Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (Chantal Akerman) ø
Jean-Philippe (Laurent Tuel)
Jeux d'enfants (Yann Samuell)
John Carter (Andrew Stanton) ø
Joyeux Noël (Christian Carion)

K

Keane (Lodge Kerrigan)
Kirikou et la sorcière (Michel Ocelot)
Koza (Nuri Bilge Ceylan)

L

Lady Chatterley (Pascale Ferran)
Là-haut (Pete Docter & Bob Petersen)
ø
Ligne verte (la) (Frank Darabont)
Lili Marleen (Rainer Werner Fassbinder)
Lolita (Stanley Kubrick)
Lord of war (Andrew Niccol)
Lost in translation (Sofia Coppola)
Lumières du faubourg (les) (Aki Kaurismäki)

M

Mafia Blues (Harold Ramis)
Maîtresse du lieutenant français (la) (Karel Reisz)
Mala noche (Gus Van Sant)
Mar adentro (Alejandro Amenabar)
Marche de l'empereur (la) (Luc Jacquet)
Mariage de Tuya (le) (Wang Quan An)
Marie-Antoinette (Sofia Coppola)
Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin) ø
Martin (George A. Romero) ø
M.A.S.H (Robert Altman)
Matador (Pedro Almodovar)
Match Point (Woody Allen)
Mécano de la Général (le) (Buster Keaton)
Merci pour le chocolat (Claude Chabrol)
Meurs un autre jour (Lee Tamahori)
Miami Vice - Deux flics à Miami (Michael Mann)
Michael Jackson's This is it (Kenny Ortega) ø
Mission: Impossible 3 (J.J Abrams)
Môme (la) (Olivier Dahan)
Mort à Venise (Luchino Visconti)
Mots bleus (les) (Alain Corneau)
My blueberry nights (Wong Kar-Wai) ø

N

Ne le dis à personne (Guillaume Canet)
Niagara (Henry Hathaway) ø
Nos voisins les hommes (Tim Johnson)

O

Old Boy (Park Chan-Wook)
Oliver Twist (Roman Polanski)
On ne dervrait pas exister (HPG)
OSS 117: Le Caire - Nid d'espions (Michel Hazanavicius)
Oui, mais... (Yves Lavandier)

P

Papy fait de la Résistance (Jean-Marie Poiré)
Parfum: Histoire d'un meurtrier (le) (Tom Tykwer)
Paris, je t'aime (Collectif)
Parle avec elle (Pedro Almodovar)
Pédale douce (Gabriel Aghion)
Persépolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud)
Petite Chartreuse (la) (Jean-Pierre Denis)
Phantom of the paradise (the) (Brian DePalma)
Phone game (Joel Schumacher)
Pingpong (Matthias Luthardt)
Pirates des Caraïbes – La Malédiction du Black Pearl (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Le Secret du coffre maudit (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Jusqu'au bout du monde (Gore Verbinski)
Platoon (Oliver Stone)

Polisse (Maïwenn) ø
Pulp Fiction (Quentin Tarantino)

Q

Quai des Brumes (Marcel Carné)

R

Reine Margot (la) (Patrice Chéreau)
Répulsion (Roman Polanski)
Reservoir dogs (Quentin Tarantino)
Rien ne va plus (Claude Chabrol)
Rosemary's baby (Roman Polanski)
Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

S

Science des rêves (la) (Michel Gondry)
Scoop (Woody Allen)
Semence de l'homme (la) (Marco Ferreri) ø
Septième sceau (le) (Ingmar Bergman)
Sergent York (Howard Hawks)
Sisters in law (Kim Longoniotto & Florence Ayisi)
Sleepy Hollow - La Légende du cavalier sans tête (Tim Burton)

Social network (the) (David Fincher) ø
Somewhere (Sofia Coppola) ø

Sonate d'automne (Ingmar Bergman)
Souffle au coeur (le) (Louis Malle)
ø
Southland Tales (Richard Kelly)
Spécialiste (le) (Sergio Corbucci) ø
Spiderman (Sam Raimi)
Spiderman 3 (Sam Raimi)
Star Wars Episode I: La Menace fantôme (George Lucas)
Star Wars Episode II: L'Attaque des clones (George Lucas)
Star Wars Episode III: La Revanche des Sith (George Lucas)
Superman Returns (Bryan Singer)
Sur la route de Madison (Clint Eastwood)

T

Take Shelter (Jeff Nichols) ø
Talons aiguilles (Pedro Almodovar)
Taxi (Gérard Pirès)
Taxi 2 (Gérard Krawczyk)
Taxi 3 (Gérard Krawczyk)
Temps modernes (les) (Charlie Chaplin)
Thérèse Raquin (Marcel Carné)
Tigre et dragon (Ang Lee)
Tout sur ma mère (Pedro Almodovar)
Transporteur (le) (Louis Leterrier)
Transporteur 2 (le) (Louis Leterrier)
Triomphe de la volonté (le) (Leni Riefenstahl)
True Romance (Tony Scott) ø
Truman Capote (Bennett Miller)

U

Une vérité qui dérange (Davis Guggenheim)
Underworld 2 - Evolution (Len Wiseman)
Un Fil à la patte (Michel Deville)
Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)
Uro (Stefan Faldbakken)
Uzak (Nuri Bilge Ceylan)

V

Vercingétorix: La Légende du druide roi (Jacques Dorfmann)
Virgin Suicides (the) (Sofia Coppola)
Vol 93 (Paul Greengrass)
Volevo solo vivere (Mimmo Calopresti)
Voyage de Chihiro (le) (Hayao Miyasaki)
Voyeur (le) (Michael Powell) ø

W

Walk the line (James Mangold)
Whatever works (Woody Allen)
ø
Wrestler (the) (Darren Aronofsky) ø

X


Y

Yamakasi (Ariel Zeitoun)

Z




Le Palmarès du 59ème Festival de Cannes














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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:19

Modifié le mardi 01 mai 2012 09:04

Mon top 100

Mon top 100Un classement susceptible d'être bouleversé à tout moment.

Mes 100 films préférés :

1 – L'Aurore (F.W Murnau, 1927)
2 – Les Enfants du paradis (Marcel Carné, 1945)
3 – Les Temps modernes (Charlie Chaplin, 1936)
4 – Dersou Ouzala (Akira Kurosawa, 1975)
5 – Alphaville: Une étrange aventure de Lemmy Caution (Jean-Luc Godard, 1965)
6 – La Griffe du passé (Jacques Tourneur, 1947)
7 – L'homme qui tua Liberty Valance (John Ford, 1961)
8 – Que la bête meure (Claude Chabrol, 1969)
9 – Orfeu Negro (Marcel Camus, 1959)

10 – Larmes de clown (Victor Sjöstrom, 1924)
11 – Umberto D. (Vittorio de Sica, 1952)
12 – La Ruée vers l'or (Charlie Chaplin, 1925)
13 – Festen (Thomas Vinterberg, 1998)
14 – Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
15 - Les Enchaînés (Alfred Hitchcock, 1946)
16 – Baisers volés (François Truffaut, 1968)
17 – The Bravados (Henry King, 1958)
18 – Chantons sous la pluie (Gene Kelly & Stanley Donen, 1952)
19 – La Cérémonie (Claude Chabrol, 1995)

20 – Blow-Up (Michelangelo Antonioni, 1967)
21 - Andrei Roublev (Andrei Tarkovski, 1969)
22 – Ivan le Terrible (S.M Eisenstein, 1942-1946)
23 – Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958)
24 – Sans soleil (Chris Marker, 1983)
25 – Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
26 – Le Ballon rouge (Albert Lamorisse, 1956)
27 – Voyage en Italie (Roberto Rossellini, 1954)
28 – Les Chaussons rouges (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1948)
29 – Les Visiteurs du soir (Marcel Carné, 1942)

30 – Cléo de 5 à 7 (Agnès Varda, 1961)
31 – Le Souffle au coeur (Louis Malle, 1971)
32 – American Beauty (Sam Mendes, 1999)
33 – Barbarella (Roger Vadim, 1968)
34 – Alexandre Nevski (S.M Eisenstein, 1938)
35 – A propos de Nice (Jean Vigo, 1930)
36 – Fahrenheit 451 (François Truffaut, 1966)
37 – La Poursuite infernale (John Ford, 1946)
38 – The Great Train Robbery (Edwin S. Porter, 1903)
39 – Dancer in the Dark (Lars Von Trier, 2000)

40 – 2046 (Wong Kar-Wai, 2004)
41 – Répulsion (Roman Polanski, 1965)
42 – L'Atalante (Jean Vigo, 1934)
43 – Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
44 – To be or not to be (Ernst Lubitsch, 1942)
45 – Rosemary's baby (Roman Polanski, 1968)
46 – Le Petit soldat (Jean-Luc Godard, 1963)
47 - Séduite et abandonnée (Pietro Germi, 1964)
48 - Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972)
49 – Les démons de la liberté (Jules Dassin, 1947)

50 – La Femme infidèle (Claude Chabrol, 1966)
51 – Monsieur Smith au Sénat (Frank Capra, 1939)
52 – Les Liaisons dangereuses (Stephen Frears, 1989)
53 – Le Mariage de Maria Braun (Rainer Werner Fassbinder, 1979)
54 – Le Village des damnés (Wolf Rilla, 1960)
55 – La Chevauchée fantastique (John Ford, 1939)
56 – Le Silence (Ingmar Bergman, 1963)
57 – Sérénade à trois (Ernst Lubitsch, 1933)
58 - L'homme des hautes plaines (Clint Eastwood, 1972)
59 – Flandres (Bruno Dumont, 2006)

60 – Ed Wood (Tim Burton, 1994)
61 – L'Homme de l'Ouest (Anthony Mann, 1957)
62 – Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)
63 – La Vie est un roman (Alain Resnais, 1983)
64 – Certains l'aiment chaud (Billy Wilder, 1959)
65 – Lady Chatterley (Pascale Ferran, 2006)
66 – La Nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955)
67 – Sonate d'automne (Ingmar Bergman, 1978)
68 - Lolita (Stanley Kubrick, 1962)
69 - Jules et Jim (François Truffaut, 1963)

70 – La Ronde (Max Ophuls, 1950)
71 – La Jetée (Chris Marker, 1962)
72 – C'est arrivé demain (René Clair, 1944)
73 - Match point (Woody Allen, 2005)
74 – Le point de non-retour (John Boorman, 1967)
75 - Le Goût de la cerise (Abbas Kiarostami, 1997)
76 - A History of violence (David Cronenberg, 2005)
77 – Le Carrosse d'or (Jean Renoir, 1953)
78 – Easy Rider (Dennis Hopper, 1969)
79 – Assurance sur la mort (Billy Wilder, 1950)

80 – Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963)
81 – Le Tambour (Völker Schlondorff, 1982)
82 – Sergent York (Howard Hawks, 1941)
83 – Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2001)
84 – Lost in translation (Sofia Coppola, 2003)
85 – Ariane (Billy Wilder, 1957)
86 – Freaks : La monstrueuse parade (Tod Browning, 1932)
87 – Une femme qui s'affiche (George Cukor, 1953)
88 – Louise-Michel (Gustave de Kervern & Benoît Délépine, 2008)
89 – A bout de course (Sidney Lumet, 1988)

90 – Printemps, été, automne, hiver...et printemps (Kim Ki-Duk, 2004)
91 – La Belle et la bête (Jean Cocteau, 1946)
92 – Jour de fête (Jacques Tati, 1947)
93 – Stromboli (Roberto Rossellini, 1950)
94 – La Mouche (David Cronenberg, 1986)
95 - Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne, 1999)
96 – La Soif du mal (Orson Welles, 1958)
97 – Les Bourreaux meurent aussi (Fritz Lang, 1943)
98 – Ciel rouge (Robert Wise, 1948)
99 - Le Petit fugitif (Morris Engel, 1953)
100 – Brigadoon (Vincente Minnelli, 1954)
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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:16

Modifié le jeudi 15 mars 2012 08:48

L'extrait de film du moment

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Dans l'avion avec Emmanuelle (Just Jaeckin, 1974)
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#Posté le lundi 16 février 2009 07:16

Modifié le samedi 07 août 2010 04:30

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Cinerama
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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:32

Modifié le samedi 07 août 2010 04:31

Bye Bye Blondie (Virginie Despentes, 2012)

Bye Bye Blondie (Virginie Despentes, 2012)Bye Bye Blondie



Un film de Virginie Despentes. France - 2012. Avec Béatrice Dalle, Emmanuelle Béart, Soko...

Résumé : Frances est présentatrice de télé, a beaucoup d'argent et un mari écrivain. L'autre, Gloria, ne vit de rien, adule le punk-rock, pousse des coups de gueules, et cultive le « No future ». Elles se sont aimées ados, et vont se retrouver, difficilement, au cours du film.

Critique : Virginie Despentes ne met en scène son roman, Bye Bye Blondie, que pour faire exister un couple d'icônes, Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart, la brune et la blonde, la révoltée et celle qui s'est rangée des bagnoles et du punk. L'affiche est sulfureuse, le film est un peu plus sage. On attendait un peu de violence et de sexe, on aura une alternance de scènes au présent et de flash-backs sur leur adolescence, où elles sont incarnées par des actrices très prometteuses et qui semblent les seules à vraiment jouer la comédie, Soko (Gloria) et Clara Ponsot (Frances, que l'on a vu récemment dans Les Infidèles). En effet, les icônes ne jouent pas, elles sont à l'écran mais on a du mal à croire à leur histoire, bien que Béatrice Dalle semble plus vraie que nature, d'ailleurs d'après ce qu'elle dit elle-même elle n'a pas besoin de prétendre être cette fille un peu rebelle. Même si leur passé est baigné d'une hystérie un peu incroyable, on a de la tendresse pour les deux petites punkettes qui se découvrent, entourés d'une bande de jeunes sympathiques. Ce film consacre pour moi l'entrée du punk dans le patrimoine, ce que semble confirmer l'utilisation d'images vieillies à certains passages. Le punk, ses couleurs, son maquillage, ses fringues déchirées et en même raffinées, son attitude No Future semblent fasciner la réalisatrice, avec le fait qu'il s'agisse d'une culture de pauvres, qui n'a pas été récupérée comme les autres courants semble-t-elle nous dire quand elle nous montre Dalle dans une soirée punk en 2011.

Ce qui gêne dans le présent de cette histoire, c'est le manque de réalisme des sociétés dépeintes, et la phagocytation de l'histoire principale par pleins d'histoires périphériques tout à fait inintéressantes. L'histoire de ce couple monstrueux, Pascal Greggory et Béatrice Dalle, qui semble avoir passé un pacte de cohabitation (lui couche avec des garçons et accepte l'amant de sa femme), semble peu crédible. De même le monde de la télévision que décrit l'auteure est assez naïf, et ses travers, pour peu qu'ils existent, très caricaturaux. Il ne sert, dans le dernier épisode du film, qu'à faire redevenir à Béart la rebelle qu'elle n'a jamais cessé d'être. De même l'univers de Gloria, au début du film, entre ambiance Renaud et Motorhead, semble suranné. Despentes a la nostalgie d'une révolte qui semble bien loin.

Certains pensent que sans l'homosexualité et le punk le film n'a aucun intérêt. Ce n'est pas complètement faux, mais en même temps on peut en dire autant de beaucoup de films. A mon sens, l'émotion des dernières images rattrape un peu la sagesse et la mièvrerie du scénario.

Ma note: 11/20




Pauline
 
Tags : Emmanuelle Béart, Béatrice Dalle, Virginie Despentes, Soko
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#Posté le lundi 26 mars 2012 06:25

Modifié le mardi 10 avril 2012 02:30

Hunger Games (Gary Ross, 2012)

Hunger Games (Gary Ross, 2012)Hunger Games



Un film de Gary Ross. USA - 2012. Avec Josh Hutcherson, Jennifer Lawrence...




Résumé : chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur.

Critique : Je redoutais un peu la projection de Hunger Games, qui, je le savais, est l'adaptation d'un succès de librairie pour adolescents écrit par Suzanne Collins. Après plusieurs expériences similaires, devant Harry Potter, Eragon, ou même Arthur et les Minimoys, j'étais à deux doigts de désespérer de ce genre très commercial et finalement très fade. Or le film de Gary Ross est tout à fait différent de ces fictions un peu plates. C'est grâce à l'efficacité de son scénario, que l'œuvre est aussi nerveuse, rythmée et bien construite. Mais c'est surtout grâce à une mise en scène très ambitieuse et réussie, et une très bonne interprétation des jeunes acteurs, Jennifer Lawrence surtout.

La cruauté de ce que lisent les adolescents aujourd'hui n'est pas une découverte pour moi. Sa majesté des Mouches, le roman de William Golding de 1954, auquel le scénario doit beaucoup pour sa partie « chasse à l'homme », était déjà une utopie monstrueuse montrant des enfants s'entre-tuant, et fait partie des classiques qu'on lit dès le collège. Sans avoir besoin de remonter autant, Harry Potter est également devenu de plus en plus violent au fur et à mesure que le public de J.K. Rowling grandissait, son style s'affermissant. Cependant il est vrai que c'est toujours un choc de découvrir un monde comme celui du film, où les enfants sont livrés en « tributs » à la paix sociale, dans un immense show télévisé appelé les « Hunger Games ». Katniss Everdeen, notre courageuse héroïne du 12e district de Panem (les districts sont asservis par le pouvoir central, qui siège au Capitole, une ville futuriste qui n'est pas sans rappelé la ville utopique de Metropolis), se porte volontaire pour sauver sa petite sœur tirée au sort. Le scénario suit le déroulement du jeu, dans une nature manipulée par les producteurs de l'émission, à travers les yeux de Katniss Everdeen et de son compatriote Peeta Mellark. Les adolescents s'entretuent. Le dernier sera le vainqueur.

La bande-annonce, très banale, m'avait fait craindre une adaptation très linéaire et commerciale du roman qui aurait privilégié les effets spéciaux sur les idées de mise en scène. Si le film est en effet une superproduction pleine d'effets spéciaux au budget de 90 millions de dollars, la mise en scène est au rendez-vous. Esthétiquement, l'effroi est permanent, notamment à travers le mélange des époques dans les costumes. Les habitants du Capitole sont grimés comme des personnages d'opéra tous droits sortis d'un film de Tim Burton, avec des perruques rappelant la monarchie, des couleurs pop, des armures rappelant l'Antiquité... Un rapprochement avec l'Antiquité est suggéré à plusieurs reprises durant le film, dans le principe même du combat à mort à offrir en divertissement, qui s'inaugure par une parade sur des chars qui ont tout du char romain dans l'arène. Cette décadence morale et esthétique est contrebalancée par une avancée technique Ipad-isante : les réalisateurs de l'émission contrôlent en effet toute l'action du jeu sur des écrans de verre, le décor du jeu étant à la fois la nature la plus sauvage et la plus artificielle, ce qui n'est pas sans rappeler le jeu télévisé dans lequel jouait contre son gré le personnage de Jim Carrey dans le Truman Show.

La mise en scène privilégie sans arrêt le sentiment d'inconfort et de peur du spectateur, avec des longues séquences de caméra à l'épaule ou des moments d'action violente, silencieuse, rythmée seulement par une musique qui souligne sa dimension épique mais ne l'écrase jamais, comme dans l'épisode de la révolte du 11ème district. Enfin, c'est à la prestation des jeunes acteurs, Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson en tête, que l'on doit surtout le succès de ce film. Le visage impassible, tout en rondeur et grave dans la tempête de l'héroïne, est très expressif et son jeu déjà très affirmé. Le jeune couple est arrivé à me faire frissonner comme durant les jeunes émois de mon adolescence, c'est dire !

Ma note: 14/20



Pauline
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#Posté le lundi 26 mars 2012 06:12

Modifié le lundi 02 avril 2012 02:52

John Carter (Andrew Stanton, 2012)

John Carter (Andrew Stanton, 2012)John Carter


Un film d'Andrew Stanton. USA - 2012. Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins, Willem Dafoe...



Résumé : John Carter est un ancien officier sudiste de la guerre de Sécession. Trois ans après celle-ci, pourchassé par des apaches et des soldats de la cavalerie, il se retrouve dédoublé sur la planète Barsoom. Fait prisonnier par les martiens verts, il tombe amoureux de la martienne rouge Dejah Thoris.

Critique : John Carter from Mars est probablement un des films les plus barrés que j'ai eu l'occasion de voir. Le fait que ce soit un film Disney rend l'expérience encore plus inouïe. Je conseille ce film à tout ceux qui aiment l'aventure cinématographique, qui aiment être surpris, découvrir des mondes foldingues tellement détestables qu'ils en deviennent réjouissants. Je déconseille formellement ce film aux gens... qui aiment les Disney ou les Pixar. Car tout, dans ce film, est improbable, kitsch, parodique, au millième degré. C'est probablement un chef d'oeuvre, et je suis sûre que le film deviendra culte pour une toute petite catégorie de spectateurs, amateurs de parodies et de séries z. Pour le reste, ça restera le plus gros bide de l'histoire du cinéma, un film à 250 millions de dollars, qui en coûtera 200 millions à Disney.

C'est très difficile de reconstituer les sensations éprouvées devant John Carter. Balayons d'emblée la question de la 3D pour dire qu'elle ne sert absolument à rien, ce qui est dommage car au vu du nombre de vaisseaux traversant l'écran, elle aurait pu être mieux exploitée. On est frappés, dès le début du film, par l'absence de limites que s'est imposé le scénariste, qui n'a absolument pas cadré son histoire temporellement et spatialement. C'est une adaptation du personnage de Edgar Rice Burroughs, un auteur du début du siècle qui aurait probablement du rester l'inconnu du grand public qu'il était jusqu'à présent. L'histoire mélange, à un rythme effréné, l'Angleterre victorienne, le western, et bien sûr la planète Mars, enfin la planète « Barsoom ». Le héros, John Carter, se retrouve propulsé sur cette nouvelle planète qui est habitée par des êtres aussi divers que des hommes, des aliens à quatre bras, des chiens monstrueux mais très affectueux, et des méchants très méchants, les « Therns », des être qui ressemblent à des hommes mais immortels, et contrôlent l'arme la plus puissante de la planète, le neuvième rayon, ce qui leur permet d' orchestrer la destruction des cités de Barsoom entre elles. Vous l'aurez compris, la planète est dans une très mauvaise posture quand John arrive, il va rencontrer la princesse promise au chef ennemi, et (sans doute) la sauver.

Le scénario est étrange, c'est un fait, mais passé la surprise du mélange improbable des époques, ils reste assez prévisible. Ce qui ne l'est pas par contre, c'est le style général de l'œuvre. Tout est effroyablement laid et démodé dans John Carter. Je ne sais franchement pas comment les producteurs de Disney, qui doivent être des requins du marketing, n'ont pas pu sentir que le film n'ALLAIT PAS pouvoir être vendu au grand public. Commençons par les acteurs. Andrew Stanton a choisi deux inconnus pour ainsi dire. Taylor Kitsch est John, parfaitement musclé, assez beau gosse, passable... A l'inverse, une actrice de série télévisée dont je ne soupçonnais personnellement pas l'existence, Lynn Collins, du respectable âge de... 35 ans, incarne la princesse Dejah Toris. Certes, cet âge est TRÈS jeune, on peut tout jouer à 35 ans ... TOUT... SAUF : Une princesse Disney. Cette actrice, qui n'est plus fraîche comme la rose, qui semble-t-il a déjà les traits un peu épaissis par le botox, empêche toute identification, ressort premier du succès des films de ce genre. A l'inverse, elle fait sombrer le film (déjà bien engagé) dans la parodie la plus loufoque. Parodie de Star Wars, évidente dès la première image de cette planète lunaire apparentée aux déserts américains, qui sert de décor aux vaisseaux spatiaux et spatieux de l'action. Parodie de péplum également (quel genre est plus démodé que le péplum?), avec les costumes ridicules des personnages, armures cuirassées, tous pectoraux dehors, et surtout maquillage outrancier, par dessus une bonne couche d'autobronzant pour tous les protagonistes... Surtout les hommes.

Au final, cette esthétique bizarre, couplée avec un scénario bizarre, fonctionne assez convenablement. Andrew Stanton a apporté le coup de grâce à son film en rajoutant un peu d'ultra violence (le film est accompagné d'un avertissement pour les jeunes spectateurs). Il y a notamment une scène de tuerie d'ours blanc géant (sur Mars, donc avec six pattes très griffues) assez hallucinantes, où John Carter, sous la bête, la tue et la traverse pour arriver à l'air libre, oui oui vous avez bien lu... Bref je m'arrête là même si franchement je pourrais en parler pendant des heures. Je rassure les gens que j'aurais effrayé : John Carter est un film qui vaut le coup, c'est un excellent nanar, très abouti visuellement, à pleurer de rire, contre son gré parfois, porté par un souffle épique assez classique. C'est un gros bide à 250 millions de dollars, mais pas un gros navet.

Ma note: 12/20


Pauline
Tags : Walt Disney Studios
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#Posté le dimanche 25 mars 2012 07:23

Modifié le lundi 26 mars 2012 05:46

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