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Cinerama - Nouvelle publication : Take Shelter

Photo de cinerama

cinerama

Description :

Une introduction, deux paragraphes d'analyse, et une conclusion avec avis personnel de l'auteur : le nouveau modèle critique du blog, qui reprend du service à raison d'une critique toutes les deux semaines, publiées le 1er et le 15 de chaque mois.

Critique du 15 janvier 2012 : Take Shelter.

Voir aussi le blog d'Antoine: theroad.canalblog.com


Top 2012 :

1 - Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes
2 - Une vie meilleure
3 - Take Shelter
4 - The Descendants

Top 2011 :

1 - La Grotte des rêves perdus
2 - Melancholia
3 - Drive
4 - True Grit
5 - Les Neiges du Kilimandjaro
6 - Tomboy
7 - Une séparation
8 - L'Exercice de l'Etat
9 - L'Apollonide, souvenirs de la maison close
10 - La Piel que habito
11 - Carnage
12 - Inside Job
13 - The Artist
14 - Le Havre
15 - La Guerre est déclarée
16 - A Dangerous Method
17 - Le Skylab
18 - Habemus Papam
19 - Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne
20 - Impardonnables
21 - Polisse
22 - Minuit à Paris
23 - B.A.T (Bon à tirer)
24 - Les Contes de la nuit
25 - Les Marches du pouvoir
26 - Ici, on noie les Algériens
27 - Toutes nos envies
28 - Le Discours d'un roi
29 - Les Bien-aimés
30 - La Fille du puisatier
31 - La Conquête
32 - Un heureux évènement
33 - Intouchables
34 - Poulet aux prunes
35 - Animal Kingdom
36 - Somewhere
37 - Beur sur la ville
38 - La Guerre des boutons
39 - L'étrange histoire Angelica
40 - Et soudain, tout le monde me manque
41 - La Nouvelle guerre des boutons
42 - La Croisière

Top 2010 :

1 - Copie conforme
2 - Fantastic Mister Fox
3 - Des hommes et des dieux
4 - The Social Network
5 - La Princesse de Montpensier
6 - La vie au ranch
7 - White material
8 - Kick-Ass
9 - Le Nom des gens
10 - Vénus noire
11 - A cinq heures de Paris
12 - Tournée
13 - Mammuth
14 - Inception
15 - Brothers
16 - L'arnacoeur
17 - Alice au pays des merveilles
18 - Lola
19 - Fatal
20 - When you're strange
21 - Nannerl, la soeur de Mozart
22 - Potiche
23 - Night and day
24 - Greenberg
25 - Tamara Drewe
26 - In the air
27 - Gainsbourg, vie héroïque
28 - Les Secrets
29 - Toy Story 3
30 - Homme au bain
31 - Le Bruit des glaçons
32 - Bébés
33 - Robin des Bois
34 - Nine
35 - L'italien
36 - La Tête en frîche

?? - Film Socialisme

Top 2009 :

1 - Louise-Michel
2 - Le Petit Fugitif
3 - The Wrestler
4 - Inglorious Basterds
5 - Bellamy
6 - Brüno
7 - L'enfer d'Henri-Georges Clouzot
8 - Démineurs
9 - Là-haut
10 - Gran Torino
11 - Un prophète
12 - Etreintes Brisées
13 - Che, 1ère partie: L'argentin
14 - Whatever Works
15 - OSS 117 : Rio ne répond plus
16 - Le Bal des actrices
17 - Coraline
18 - Les Noces Rebelles
19 - Les Beaux gosses
20 - Public Enemies
21 - Lascars
22 - Harvey Milk
23 - Michael Jackson's This is it
24 - Slumdog Millionaire
25 - Avatar
26 - Le Concert
27 - Very Bad Trip
28 - Walkyrie


Top 2008 :

1 - There Will Be Blood
2 - Dernier Maquis
3 - Two Lovers
4 - Hunger
5 - Control
6 - Elle s'appelle Sabine
7 - Entre les Murs
8 - Juno
9 - Appaloosa
10 - Soyez sympas, rembobinez
11 - Antifa, chasseurs de skins
12 - JCVD
13 - Burn after reading
14 - Sans arme, ni haine, ni violence
15 - Vicky Cristina Barcelona
16 - La Naissance des Pieuvres
17 - Eldorado: Création
18 - Mesrine - L'instinct de mort
19 - Bons Baisers de Bruges
20 - Valse avec Bachir
21 - La Fille de Monaco
22 - Agathe Cléry
23 - Mesrine - L'ennemi public n°1
24 - La Nouvelle Vie de Mr.Horten
25 - Indiana Jones & le Royaume du Crâne de Cristal
26 - No Country for old men
27 - Un barrage contre le Pacifique
28 - Les Grandes Personnes
29 - It's a free World
30 - Eldorado
31 - Bienvenue chez les ch'tis
32 - La Fièvre de l'Or
33 - Actrices
34 - Go Go Tales
35 - Française
36 - Seuls Two
37 - MR 73
38 - Astérix aux Jeux Olympiques

Top 2007 :

1 - Lady Chatterley
2 - La Graine et le Mulet
3 - Le Mariage de Tuya
4 - My Blueberry Nights
5 - Boulevard de la Mort
6 - L'Assassinat de Jesse James
7 - Southland Tales
8 - Un baiser s'il vous plaît
9 - Persépolis
10 - Lumière Silencieuse
11 - De l'autre côté
12 - Les Promesses de l'ombre
13 - La Vie des Autres
14 - Un Jour sur Terre
15 - 4 mois, 3 semaines et 2 jours
16 - Sicko
17 - Les Climats
18 - Boarding Gate
19 - 300
20 - Breath
21 - Blood Diamond
22 - Borat
23 - Les Méduses
24 - Spider-Man 3
25 - Caramel
26 - La Vengeance dans la Peau
27 - Chacun son cinéma
28 - Smiley Face
29 - Angel
30 - La Fille Coupée en deux
31 - Le Rêve de Cassandre
32 - L'ami de la famille
33 - Et toi, t'es sur qui?
34 - Import / Export
35 - Azul
36 - Un coeur invaincu
37 - La Môme
38 - L'ennemi Intime
39 - Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au bout du monde
40 - XXY
41 - Pingpong
42 - Les Lip, l'imagination au pouvoir
43 - Transformers
44 - La Soledad
45 - Pleasure Factory
46 - El Asaltante
47 - Volevo Solo Vivere
48 - En avant, jeunesse!

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Ses archives (211)

  • Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)
  • A Dangerous Method (David Cronenberg, 2011)
  • Polisse (Maïwenn, 2011)
  • The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)

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Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)

Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)Take Shelter

Un film de Jeff Nichols. USA – 2012.

Avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Katy Mixon...

Résumé : Curtis LaForche, ouvrier de BTP et père d'une petite fille sourde, développe une paranoïa et une schizophrénie qui lui font pressentir la fin du monde, qui doit selon lui survenir lors d'une gigantesque tempête. Dès lors, son obsession lui dicte sa conduite : son unique but est de restaurer un abri anti-tornades dans son jardin pour en faire un refuge où protéger sa famille...

Critique : ô combien loué et porté au pinacle par une critique dithyrambique, à Sundance puis à Cannes (Semaine de la Critique), ainsi que lors de sa sortie en salles, Take Shelter ne tient malheureusement pas ses belles promesses. Le film débute en jetant les bases d'une analyse sociale : un ouvrier modeste économise avec sa femme pour payer l'opération de leur jeune fille sourde. On se dirige alors vers un film molasson « sur les banlieues pavillonnaires américaines », devenu presque un genre en soi.

Fort heureusement, le n½ud de l'intrigue surgit alors, par petites touches : visions d'horreur, cauchemars récurrents... S'installe peu à peu une ambiance « man vs nature », au moyen de plongées écrasant l'homme dans le cadre sous un ciel orageux, qui semble vouloir nous rappeler la vulnérabilité de l'homme, notamment occidental qui se croit capable, dans son orgueil, d'échapper à la fin du monde dans un ridicule refuge. La première demi-heure est véritablement captivante : le contraste est saisissant entre ce héros taiseux, à la gueule dure d'amerloque, en proie aux tourments de son esprit, et sa femme qui résiste malgré son apparente fragilité.

On lorgne alors du côté du film à clé, où le spectateur est constamment invité à ouvrir l'oeil, à tendre l'oreille, pour percevoir les signes du jeu de piste que constitue Take Shelter. La demi-heure suivante montre le cheminement intérieur du héros pour pouvoir dire sa peur, la communiquer ; il tente de le faire avec des psychologues, sans succès, puis réussit avec sa femme, dans une belle scène d'aveu. Il y parviendra enfin une dernière fois, en public, s'imposant ainsi en prophète des temps modernes. Par opposition est présente toute une galerie de personnages qui se détachent de lui à mesure que sa « folie » croît : ses collègues de travail, son frère...

Nous en resterons cependant à ce stade-là, car la fin du film est consacrée à un épisode très plaisant, intense et savamment mené, qui relève de l'exercice de style fantastique voire du film d'angoisse. Nichols ne clôt aucune des différentes pistes narratives du film, préférant une mal appropriée « splendeur du doute », très à la mode. Les séquences chez les psys ne nous apprennent rien, hormis le mépris du scénariste pour les personnes exerçant ce métier. La petite fille sourde n'est qu'un alibi pour instaurer la dimension sociale, laquelle ne débouche elle aussi sur pas grand chose : la pauvreté guettant la famille n'est qu'un simple problème de plus ; avouez que la fin du monde pouvait suffire, comme problème.

Je ne nie pas le fait que le film soit captivant, notamment la dernière heure : le suspense est brillamment orchestré, et l'apothéose est à la hauteur. Toutefois, le contenu métaphysique qu'on a volontiers prêté à Take Shelter relève d'un amalgame grossier avec la vague de films sensualistes sur la fin du monde : il ne suffit pas de produire une photographie numérique léchée et d'aligner des images crépusculaires tranchées par de violents éclairs bleu lagon pour réaliser Melancholia. Je termine en citant ces belles paroles de Jean-Luc Lacuve : « Que la mystique et l'esthétique new-age post Tree of Life ait encore gagné du terrain, cela ne fait aucun doute ».

Ma note: 11/20
Tags : jessica chastain, Michael Shannon, take shelter
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#Posté le lundi 23 janvier 2012 03:28

Modifié le mardi 24 janvier 2012 01:39

Sommaire

Sommaire
Crée en mai 2006, le blog est en pleine réorganisation. Certaines critiques ont été écrites il y a extrêmement longtemps, sans aucun recul, et comportent de nombreuses maladresses, incorrections, erreurs...

Je demande l'indulgence des lecteurs pour ces critiques dont je ne partage parfois même plus l'appréciation finale ou la note.

Les critiques les plus récentes sont donc notifiées par un petit signe ø de couleur dans le sommaire: ce sont celles que j'assume le mieux...

Le blog accueille désormais un nouveau concept de critiques, mis au point par Clémentine qui s'adjoint à la rédaction, la critique vidéo.
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La dernière critique parue : Take Shelter (Jeff Nichols) ø

Les dernières critiques :

- 1er janvier 2012 : A Dangerous Method (David Cronenberg) ø
- 1er novembre 2011 : Polisse (Maïwenn) ø
- 15 octobre 2011 : The Artist (Michel Hazanavicius) ø
- 15 septembre 2011 : La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli) ø
- 1er février 2011 : Somewhere (Sofia Coppola) ø
- 15 janvier 2011 : Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles (Chantal Akerman) ø
- 1er janvier 2011 : The Social Network (David Fincher)ø
- 15 décembre 2010 : La Flibustière des Antilles (Jacques Tourneur) ø
- 1er décembre 2010 : Le Voyeur (Michael Powell) ø
- 1er novembre 2010 : Dernier maquis (Rabat Ameur-Zaïmèche) ø
- 15 octobre 2010 : Impitoyable (Clint Eastwood) ø
- 1er octobre 2010 : Emmanuelle (Just Jaeckin) ø
- 15 septembre 2010 : La Semence de l'homme (Marco Ferreri) ø
- 1er septembre 2010 : La Flèche brisée (Delmer Daves) ø


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S O M M A I R E


0, 1, 2...

2 :37 (Murali K.Thalluri)

8 Femmes (François Ozon)
8 Mile (Curtis Hanson)
300 (Zack Snyder)
1492 : Christophe Colomb (Ridley Scott)
2001 - L'Odyssée de l'espace (Stanley Kubrick)
2046 (Wong Kar-Wai)

A

A Boire (Marion Vernoux)

A Dangerous Method (David Cronenberg) ø
Adieu ma concubine (Chen Kaige)
Affranchis (les) (Martin Scorsese)
A la folie, pas du tout (Laetitia Colombani)
Alexandre (Oliver Stone)
American Beauty (Sam Mendes)
Ami de la famille (l') (Paolo Sorrentino)
Andreï Roublev (Andreï Tarkovski)
Angel (François Ozon)
Angel-A (Luc Besson)
A nos amours (Maurice Pialat)
Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg)

Artist (the) (Michel Hazanavicius) ø
Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle)
Astérix et Cléopâtre (Goscinny & Uderzo)
Asterix et Obelix: mission Cléopâtre (Alain Chabat)

B

Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
Bambi (Walt Disney)
Belphégor: Le fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé)
Big Fish (Tim Burton)
Blood Diamond (Edward Zwick)
Blow up (Michelangelo Antonioni)
Bon, la brute et le truand (le) (Sergio Leone)
Braqueuses (les) (Jean-Paul Salomé)
Brice de Nice (James Huth)
Bronzés (les) (Patrice Leconte)
Bronzés 3 - amis pour la vie (les) (Patrice Leconte)
Brüno (Larry Charles)
ø

C

Cadet d'eau douce (Keaton - Reisner)
Caïman (le) (Nanni Moretti)
Camping (Fabien Ontoniente)
Carnets de voyage (Walter Salles)
Cars - Quatre roues (John Lasseter)
Cérémonie (la) (Claude Chabrol)
Chacun son cinéma (Collectif)
Charlie et la chocolaterie - 1971 (Mel Stuart)
Charlie et la chocolaterie - 2005 (Tim Burton)
Château ambulant (le) (Hayao Miyazaki)
Chat noir, chat blanc (Emir Kusturica)
Choristes (les) (Christophe Barratier)
Climats (les) (Nuri Bilge Ceylan)
Coeurs (Alain Resnais)
Comment j'ai fêté la fin du monde (Catalin Mitulescu)
Contes de la lune vague après la pluie (les) (Kenji Mizoguchi)
Corps impatients (les) (Xavier Giannoli)
Cuirassé Potemkine (le) (Sergei Mikhailovich Eisenstein)


D

Da Vinci Code (Ron Howard)
Déclin de l'empire américain (le) (Denys Arcand)
Dernier maquis (Rabat Ameur-Zaïmèche) ø
Deux frères (Jean-Jacques Annaud)
Devdas (Sanjay Leela Bhansali)
Dirty Dancing (Emilie Ardolino)
Doublure (la) (Francis Veber)

E

Edward aux mains d'argent (Tim Burton)
Elephant (Gus Van Sant)
Elephant Man (David Lynch)
Emmanuelle (Just Jaeckin) ø
Essaye-moi (Pef)

F

Fahrenheit 451 (François Truffaut)
Feu sous la peau (le) (Paul Goldman)
Fils du Vvent (les) (Julien Seri)
Flandres (Bruno Dumont)
ø
Flèche brisée (la) (Delmer Daves) ø
Fleur de mon secret (Pedro Almodovar)
Flibustière des Antilles (la) (Jacques Tourneur) ø
Freaks – La monstrueuse parade (Tod Browning)
Frères Grimm (les) (Terry Gilliam)

G

Gazon maudit (Josiane Balasko)
Gosford Park (Robert Altman)
Guerre des mondes (la) (Steven Spielberg)

Guerre est déclarée (la) (Valérie Donzelli) ø
Gynécologue et sa secrétaire (le) (Dominik Moll)

H

History of violence (a) (David Cronenberg)
Hommes de main (les) (Koppelmann & David Levien)
Human nature (Michel Gondry)

I

Il ne faut jurer de rien ! (Eric Civanyan)
Impitoyable (Clint Eastwood) ø
Indigènes (Rachid Bouchareb)
Indochine (Régis Wargnier)
Interview (l') (Xavier Giannoli)
In the air (Jason Reitman) ø
Irrésistible Alfie (Charles Shyer)
Ivan le Terrible (Sergueï Mikhailovitch Eisenstein)

J

James Bond contre Docteur No (Terence Young)
Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles (Chantal Akerman) ø
Jean-Philippe (Laurent Tuel)
Jeux d'enfants (Yann Samuell)
Joyeux Noël (Christian Carion)

K

Keane (Lodge Kerrigan)
Kirikou et la sorcière (Michel Ocelot)
Koza (Nuri Bilge Ceylan)

L

Lady Chatterley (Pascale Ferran)
Là-haut (Pete Docter & Bob Petersen)
ø
Ligne verte (la) (Frank Darabont)
Lili Marleen (Rainer Werner Fassbinder)
Lolita (Stanley Kubrick)
Lord of war (Andrew Niccol)
Lost in translation (Sofia Coppola)
Lumières du faubourg (les) (Aki Kaurismäki)

M

Mafia Blues (Harold Ramis)
Maîtresse du lieutenant français (la) (Karel Reisz)
Mala noche (Gus Van Sant)
Mar adentro (Alejandro Amenabar)
Marche de l'empereur (la) (Luc Jacquet)
Mariage de Tuya (le) (Wang Quan An)
Marie-Antoinette (Sofia Coppola)
Martin (George A. Romero) ø
M.A.S.H (Robert Altman)
Matador (Pedro Almodovar)
Match Point (Woody Allen)
Mécano de la Général (le) (Buster Keaton)
Merci pour le chocolat (Claude Chabrol)
Meurs un autre jour (Lee Tamahori)
Miami Vice - Deux flics à Miami (Michael Mann)
Michael Jackson's This is it (Kenny Ortega) ø
Mission: Impossible 3 (J.J Abrams)
Môme (la) (Olivier Dahan)
Mort à Venise (Luchino Visconti)
Mots bleus (les) (Alain Corneau)
My blueberry nights (Wong Kar-Wai) ø

N

Ne le dis à personne (Guillaume Canet)
Nos voisins les hommes (Tim Johnson)

O

Old Boy (Park Chan-Wook)
Oliver Twist (Roman Polanski)
On ne dervrait pas exister (HPG)
OSS 117: Le Caire - Nid d'espions (Michel Hazanavicius)
Oui, mais... (Yves Lavandier)

P

Papy fait de la Résistance (Jean-Marie Poiré)
Parfum: Histoire d'un meurtrier (le) (Tom Tykwer)
Paris, je t'aime (Collectif)
Parle avec elle (Pedro Almodovar)
Pédale douce (Gabriel Aghion)
Persépolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud)
Petite Chartreuse (la) (Jean-Pierre Denis)
Phantom of the paradise (the) (Brian DePalma)
Phone game (Joel Schumacher)
Pingpong (Matthias Luthardt)
Pirates des Caraïbes – La Malédiction du Black Pearl (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Le Secret du coffre maudit (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Jusqu'au bout du monde (Gore Verbinski)
Platoon (Oliver Stone)

Polisse (Maïwenn) ø
Pulp Fiction (Quentin Tarantino)

Q

Quai des Brumes (Marcel Carné)

R

Reine Margot (la) (Patrice Chéreau)
Répulsion (Roman Polanski)
Reservoir dogs (Quentin Tarantino)
Rien ne va plus (Claude Chabrol)
Rosemary's baby (Roman Polanski)
Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

S

Science des rêves (la) (Michel Gondry)
Scoop (Woody Allen)
Semence de l'homme (la) (Marco Ferreri) ø
Septième sceau (le) (Ingmar Bergman)
Sergent York (Howard Hawks)
Sisters in law (Kim Longoniotto & Florence Ayisi)
Sleepy Hollow - La Légende du cavalier sans tête (Tim Burton)

Social network (the) (David Fincher) ø
Somewhere (Sofia Coppola) ø

Sonate d'automne (Ingmar Bergman)
Souffle au coeur (le) (Louis Malle)
ø
Southland Tales (Richard Kelly)
Spécialiste (le) (Sergio Corbucci) ø
Spiderman (Sam Raimi)
Spiderman 3 (Sam Raimi)
Star Wars Episode I: La Menace fantôme (George Lucas)
Star Wars Episode II: L'Attaque des clones (George Lucas)
Star Wars Episode III: La Revanche des Sith (George Lucas)
Superman Returns (Bryan Singer)
Sur la route de Madison (Clint Eastwood)

T

Take Shelter (Jeff Nichols) ø
Talons aiguilles (Pedro Almodovar)
Taxi (Gérard Pirès)
Taxi 2 (Gérard Krawczyk)
Taxi 3 (Gérard Krawczyk)
Temps modernes (les) (Charlie Chaplin)
Thérèse Raquin (Marcel Carné)
Tigre et dragon (Ang Lee)
Tout sur ma mère (Pedro Almodovar)
Transporteur (le) (Louis Leterrier)
Transporteur 2 (le) (Louis Leterrier)
Triomphe de la volonté (le) (Leni Riefenstahl)
True Romance (Tony Scott) ø
Truman Capote (Bennett Miller)

U

Une vérité qui dérange (Davis Guggenheim)
Underworld 2 - Evolution (Len Wiseman)
Un Fil à la patte (Michel Deville)
Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)
Uro (Stefan Faldbakken)
Uzak (Nuri Bilge Ceylan)

V

Vercingétorix: La Légende du druide roi (Jacques Dorfmann)
Virgin Suicides (the) (Sofia Coppola)
Vol 93 (Paul Greengrass)
Volevo solo vivere (Mimmo Calopresti)
Voyage de Chihiro (le) (Hayao Miyasaki)
Voyeur (le) (Michael Powell) ø

W

Walk the line (James Mangold)
Whatever works (Woody Allen)
ø
Wrestler (the) (Darren Aronofsky) ø

X


Y

Yamakasi (Ariel Zeitoun)

Z




Le Palmarès du 59ème Festival de Cannes













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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:19

Modifié le lundi 23 janvier 2012 03:46

Mon top 100

Un classement susceptible d'être bouleversé à tout moment.

Mes 100 films préférés :

1 – L'Aurore (F.W Murnau, 1927)
2 – Les Enfants du paradis (Marcel Carné, 1945)
3 – Les Temps modernes (Charlie Chaplin, 1936)
4 – Dersou Ouzala (Akira Kurosawa, 1975)
5 – Alphaville: Une étrange aventure de Lemmy Caution (Jean-Luc Godard, 1965)
6 – La Griffe du passé (Jacques Tourneur, 1947)
7 – L'homme qui tua Liberty Valance (John Ford, 1961)
8 – Que la bête meure (Claude Chabrol, 1969)
9 – Orfeu Negro (Marcel Camus, 1959)

10 – Larmes de clown (Victor Sjöstrom, 1924)
11 – Umberto D. (Vittorio de Sica, 1952)
12 – La Ruée vers l'or (Charlie Chaplin, 1925)
13 – Festen (Thomas Vinterberg, 1998)
14 – Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
15 - Les Enchaînés (Alfred Hitchcock, 1946)
16 – Baisers volés (François Truffaut, 1968)
17 – The Bravados (Henry King, 1958)
18 – Chantons sous la pluie (Gene Kelly & Stanley Donen, 1952)
19 – La Cérémonie (Claude Chabrol, 1995)

20 – Blow-Up (Michelangelo Antonioni, 1967)
21 - Andrei Roublev (Andrei Tarkovski, 1969)
22 – Ivan le Terrible (S.M Eisenstein, 1942-1946)
23 – Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958)
24 – Sans soleil (Chris Marker, 1983)
25 – Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
26 – Le Ballon rouge (Albert Lamorisse, 1956)
27 – Voyage en Italie (Roberto Rossellini, 1954)
28 – Les Chaussons rouges (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1948)
29 – Les Visiteurs du soir (Marcel Carné, 1942)

30 – Cléo de 5 à 7 (Agnès Varda, 1961)
31 – Le Souffle au coeur (Louis Malle, 1971)
32 – American Beauty (Sam Mendes, 1999)
33 – Barbarella (Roger Vadim, 1968)
34 – Alexandre Nevski (S.M Eisenstein, 1938)
35 – A propos de Nice (Jean Vigo, 1930)
36 – Fahrenheit 451 (François Truffaut, 1966)
37 – La Poursuite infernale (John Ford, 1946)
38 – The Great Train Robbery (Edwin S. Porter, 1903)
39 – Dancer in the Dark (Lars Von Trier, 2000)

40 – 2046 (Wong Kar-Wai, 2004)
41 – Répulsion (Roman Polanski, 1965)
42 – L'Atalante (Jean Vigo, 1934)
43 – Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
44 – To be or not to be (Ernst Lubitsch, 1942)
45 – Rosemary's baby (Roman Polanski, 1968)
46 – Le Petit soldat (Jean-Luc Godard, 1963)
47 - Séduite et abandonnée (Pietro Germi, 1964)
48 - Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972)
49 – Les démons de la liberté (Jules Dassin, 1947)

50 – La Femme infidèle (Claude Chabrol, 1966)
51 – Une femme qui s'affiche (George Cukor, 1953)
52 – Les Liaisons dangereuses (Stephen Frears, 1989)
53 – Le Mariage de Maria Braun (Rainer Werner Fassbinder, 1979)
54 – Le Village des damnés (Wolf Rilla, 1960)
55 – La Chevauchée fantastique (John Ford, 1939)
56 – Le Silence (Ingmar Bergman, 1963)
57 – Sérénade à trois (Ernst Lubitsch, 1933)
58 - L'homme des hautes plaines (Clint Eastwood, 1972)
59 – Flandres (Bruno Dumont, 2006)

60 – Ed Wood (Tim Burton, 1994)
61 – L'Homme de l'Ouest (Anthony Mann, 1957)
62 – Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)
63 – La Vie est un roman (Alain Resnais, 1983)
64 – Certains l'aiment chaud (Billy Wilder, 1959)
65 – Lady Chatterley (Pascale Ferran, 2006)
66 – La Nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955)
67 – Sonate d'automne (Ingmar Bergman, 1978)
68 - Lolita (Stanley Kubrick, 1962)
69 - Jules et Jim (François Truffaut, 1963)

70 – La Ronde (Max Ophuls, 1950)
71 – La Jetée (Chris Marker, 1962)
72 – C'est arrivé demain (René Clair, 1944)
73 - Match point (Woody Allen, 2005)
74 – Le point de non-retour (John Boorman, 1967)
75 - Le Goût de la cerise (Abbas Kiarostami, 1997)
76 - A History of violence (David Cronenberg, 2005)
77 – Le Carrosse d'or (Jean Renoir, 1953)
78 – Easy Rider (Dennis Hopper, 1969)
79 – Assurance sur la mort (Billy Wilder, 1950)

80 – Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963)
81 – Le Tambour (Völker Schlondorff, 1982)
82 – Sergent York (Howard Hawks, 1941)
83 – Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2001)
84 – Lost in translation (Sofia Coppola, 2003)
85 – Ariane (Billy Wilder, 1957)
86 – Freaks : La monstrueuse parade (Tod Browning, 1932)
87 – Une femme qui s'affiche (George Cukor, 1953)
88 – Louise-Michel (Gustave de Kervern & Benoît Délépine, 2008)
89 – A bout de course (Sidney Lumet, 1988)

90 – Printemps, été, automne, hiver...et printemps (Kim Ki-Duk, 2004)
91 – La Belle et la bête (Jean Cocteau, 1946)
92 – Jour de fête (Jacques Tati, 1947)
93 – Stromboli (Roberto Rossellini, 1950)
94 – La Mouche (David Cronenberg, 1986)
95 - Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne, 1999)
96 – La Soif du mal (Orson Welles, 1958)
97 – Les Bourreaux meurent aussi (Fritz Lang, 1943)
98 – Ciel rouge (Robert Wise, 1948)
99 - Le Petit fugitif (Morris Engel, 1953)
100 – Brigadoon (Vincente Minnelli, 1954)
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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:16

Modifié le samedi 07 août 2010 04:29

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Dans l'avion avec Emmanuelle (Just Jaeckin, 1974)
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#Posté le lundi 16 février 2009 07:16

Modifié le samedi 07 août 2010 04:30

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#Posté le jeudi 04 mai 2006 04:32

Modifié le samedi 07 août 2010 04:31

A Dangerous Method (David Cronenberg, 2011)

A Dangerous Method (David Cronenberg, 2011)A Dangerous Method
 

Un film de David Cronenberg. Canada / Allemagne – 2011.
 
Avec Michael Fassbender, Keira Knightley, Viggo Mortensen, Vincent Cassel...
 
Résumé : quelques années cruciales de la vie de Carl Gustav Jung, jeune psychiatre, entre 1904 et 1914. Tombé amoureux de sa patiente, qu'il soigne et qui deviendra médecin elle-même, il tente d'établir les bases d'une nouvelle science de l'esprit avec un certain Sigmund Freud, pour qui il approuve initialement beaucoup d'admiration. Le temps passant, leurs deux théories respectives se séparent et aboutissent à la fondation de la psychanalyse et de la psychologie.
 
Critique : les vingt premières minutes du nouveau Cronenberg présentent un très grand intérêt. On y voit se poser les bases de ce qui s'annonce comme un film d'un genre nouveau : une sorte de thriller faisant s'affronter deux intellectuels, et à travers eux leurs théories, dont on sait l'effet qu'elles ont eu et ont sur les sciences humaines. Ou alors un film d'aventure - pour emprunter la métaphore que le personnage de Freud utilise dans le film - où des psychiatres-explorateurs découvrent le continent vierge des sciences de l'esprit.
 
Ces deux idées sont particulièrement réjouissantes au début. Jung apparaît parfaitement sûr de ses méthodes, indubitables, qu'il applique à une jeune et jolie patiente. Bardé de principes, ceux-ci subissent une première phase d'érosion : Freud, le maître tant révéré, le convainc facilement et le conduit à douter. Second temps : ses principes s'effondrent lorsqu'en plus du fait de commettre l'adultère, il le fait avec sa patiente, sous prétexte de la guérir. On retrouve ici le cas archétypal du héros dont les valeurs sont mises à l'épreuve par l'amour.
 
Face au personnage de Freud (très bien pensé par Cronenberg, qui en fait une sorte de gourou, d'accoucheur d'âmes prompt à ébranler les certitudes de chacun), le personnage de Jung est le seul à se tenir droit et à refuser de gober cru les paroles du maître : il refuse l'explication selon laquelle les névroses s'expliqueraient par le refoulement de pulsions sexuelles, et jette alors les bases de la psychologie analytique en teintant la psychanalyse de mysticisme. C'est là que le problème se corse : les deux thèses sont opposées de manière manichéenne, afin que le public nord-américain comprenne bien de quoi il s'agit.
 
Or, le film cherche visiblement à aborder la question de la séparation de la psychanalyse et de la psychologie de manière sérieuse, à grand renfort de termes techniques et de longues tirades contenant des raisonnements alambiqués. Impossible donc de vouloir d'un côté produire un film honnête d'un point de vue scientifique, et de l'autre une sorte de semi-mélo sur l'histoire d'amour avortée de Jung et sa patiente. Son cas de nymphomanie est en effet extrêmement caricatural, et les deux théories perdent énormément de substance à être simplifiées au possible, et réduites à l'état de bouillie suffisamment liquide pour être ingérée par le plus large public.
 
Dommage donc d'avoir à ce point incorporé le chapelet du classicisme hollywoodien dans un film qui avait tout pour être extrêmement riche, à plus forte raison qu'il avait évité l'écueil du film historique en costume ou de la reconstitution-pastiche. Très simplement, Cronenberg s'est accaparé un sujet comme un autre pour y présenter les éléments habituels de son cinéma : scènes de sexe et violence soudaine.
 
Ma note: 11/20
Tags : david cronenberg, viggo mortensen, Vincent Cassel., Keira Knightley.
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#Posté le lundi 09 janvier 2012 09:27

Modifié le mardi 10 janvier 2012 03:03

Polisse (Maïwenn, 2011)

Polisse (Maïwenn, 2011)Polisse


Un film de Maiwenn Le Besco. France – 2011.

Avec JoeyStarr, Karin Viard, Marina Foïs, Nicolas Duvauchelle...

Résumé : le quotidien de la Brigade de protection des mineurs de Paris, entre affaires de pédophilie, de proxénétisme, et splendeurs et misères de la vie entre collègues au commissariat, mais aussi en dehors.

Critique : la réalisatrice Maiwenn et l'un des principaux acteurs du film, JoeyStarr, ont formé un couple à la ville durant quelques mois, avant de se séparer après le tournage. La jolie brune aux yeux bleus a ainsi pu déclarer dans la presse : « Je voulais donner un film à notre histoire d'amour ». On frôle un affront au public. Nul besoin d'en dire plus : les ambitions de Maïwenn sont critiquables à la base, et ôtent toute crédibilité à un film qui se veut en partie didactique.

Approche « maïwennesque » du sujet : aspect cinéma-vérité documentaire bien que joué par des acteurs professionnels, alternance entre les affaires au commissariat et la vie personnelle des policiers, avec leurs collègues ou non. Pourquoi pas. Mais Maïwenn ne lie absolument pas les deux et compose ainsi deux films en un, imperméables l'un à l'autre. Je passe sur la love-story entre Maïwenn et notre ami Joey, totalement hors structure : de la pure décoration.

Inévitablement, on obtient un « effet panorama » des différentes affaires, qui manque sérieusement de piment. Tout est passé en revue : de la fillette touchée par son grand-père, en passant par une mère qui croit bon de masturber ses enfants, jusqu'à l'intégriste musulman. On notera aussi que le film est extrêmement bien pensant, puisque les minorités visibles sont soit opprimées (la femme africaine SDF qui place son enfant à la DDASS), soit affublées d'un rôle comique (l'asiatique qui selon lui n'est pas polygame, mais bigame).

Le plus dérangeant avec Polisse, c'est qu'on ne voit absolument pas où Maïwenn veut nous mener. Un film militant soulignant la difficulté du travail avec des mineurs ? Assurément non : elle les montre faillibles (bavures, insultes au commissaire, violence avec les suspects...) et brosse un portrait de vie au commissariat archi classique. D'autant plus que la vraisemblance est en permanence bafouée : JoeyStarr que Maïwenn s'acharne à tout prix à révéler comme le plus grand des sensibles (c'est bien connu...) se retrouve à pleurer avec un petit garçon dans les bras.

Ajoutez à cela une volonté de choquer en proférant crûment les motifs des agressions sexuelles, une ambition malsaine de provoquer le rire avec le tragique (la jeune fille et son téléphone portable), de touchantes velléités contestataires (on a bien sûr droit à un petit coup sur Sarkozy, au passage) et une fin grotesque comme on en a vu peu : et vous obtenez un film insipide où des histoires morbides ne sont que des faire-valoir pour la mise en scène de personnages stéréotypés, sans aucune portée, totalement inoffensif et dont les images ne disent que ce qu'elles montrent.

Ma note: 8/20
Tags : Maïwenn Le Besco, Joeystarr
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#Posté le mardi 01 novembre 2011 04:00

Modifié le mardi 10 janvier 2012 03:03

The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)

The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)The Artist



Un film de Michel Hazanavicius. France/USA – 2011.

Avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, Malcolm McDowell...

Résumé : George Valentin, star du muet, se lie d'amitié avec Peppy Miller, une jeune actrice débutante à qui il offre son premier rôle. L'avènement du parlant et son refus d'abandonner les films muets provoquent le désintérêt du public pour lui, en même temps qu'elle devient une véritable idole. Elle entreprend alors de lui remettre le pied à l'étrier pour le sauver de son alcoolisme et ses tendances suicidaires...

Critique : le film a été vendu comme un pastiche assumé. Affiches rétro, moustache à la Douglas Fairbanks, tout est fait pour que le spectateur n'ait pas l'impression de regarder un film-concept mais bien un véritable film muet. De ce point de vue, rien à contester : Hazanavicius privilégie les plans fixes et cherche véritablement à faire parler les images (nombreuses récurrences d' « effets Kulechov »).

Les sentiments sont exposés avec pudeur, et les cartons-dialogues jouent leur fonction initiale et ne font pas figure de joujou destiné à restituer le contexte du muet. Évité également, le fétichisme du cinéphile de bas étage qui aurait débouché sur des sauts d'image, des griffures volontaires sur la pellicule etc. The Artist est un film de 2011 dans l'esprit de 1927.

Cependant, celui-ci n'a guère de personnalité dans la mesure où il aligne des références plus ou moins évidentes et attendues (l'allusion mastodonte à Fred Astaire et Ginger Rogers, à la fin) et où il remet au goût du jour le genre singulier du « film-hommage-au-temps-du-muet », dont Boulevard du crépuscule et Chantons sous la pluie sont les exemples les plus éminents. Hazanavicius met en oeuvre une cinéphilie d'un autre temps, qui trouve son compte dans la simple imitation et non dans la réutilisation, dans la rénovation de motifs antérieurs.

La structure narrative est on ne peut plus classique : la « pyramide balzacienne » (ascension, puis déclin) a encore de beaux jours devant elle, puisqu'elle est ici croisée entre les deux personnages, qui connaissent un destin contraire. La peinture d'Hollywood est quasi inexploitée ; le film aboutit à une conclusion simpliste et rebattue : un artiste de cinéma retrouve le goût de la vie par le cinéma, en tolérant l'évolution, sans pour autant renoncer à son désir de jouer la pantomime. Son passage à la comédie musicale s'impose de lui-même.

La réussite du film n'est pas, comme vous l'aurez compris, dans la morale qu'il propose, mais plutôt dans la collection savoureuse de numéros d'acteurs : les différents extraits de films dans le film achèvent de faire dominer la tendresse dans le regard porté sur cette époque archaïque du cinéma ; et du même coup, bien qu'un peu vain, sur The Artist.

Ma note: 12/20

Tags : the, artist, dujardin, Hazanavicius
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#Posté le lundi 17 octobre 2011 01:30

Modifié le mardi 10 janvier 2012 03:04

La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli, 2011)

La Guerre est déclarée (Valérie Donzelli, 2011)La Guerre est déclarée


Un film de Valérie Donzelli. France – 2011.
 
Avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix, Anne Le Ny...
 
Résumé : un jeune couple de Parisiens branchés voit naître de leur union un fils, Adam. Lorsqu'ils découvrent que celui-ci souffre d'un cancer au cerveau, leur vie se mue en un combat acharné contre la maladie qui menace la vie de leur fils...
 
Critique : sans doute le « succès-par-bouche-à-oreille » de l'année, La Guerre est déclarée est promis à un beau succès public. Les Cahiers du cinéma ont vu en ce film l'incarnation du renouveau de la production française ; pour faire simple, ces critiques nous assurent que le film survivra à l'effet « bonne surprise cannoise » qu'il a produit.
 
Un de mes professeurs l'a déclaré en cours : « Difficile de critiquer un film sur l'agonie d'un enfant malade sans se faire traiter d'enfoiré ». Impossible en effet de nier l'efficacité d'un film à la structure narrative aussi simple que la découverte de la maladie et ses conséquences, selon un schéma classique « tout va bien / problème / lutte / résolution », qui se révèle là encore très performant. On doit en outre à Donzelli le mérite d'avoir tempéré ce schéma - qui ouvrait la porte à un apitoyement facile - par l'absence de complaisance envers l'image de l'enfant : peu de plans sur son corps (hormis au début), pas d'effet « tire-larmes ».
 
Le film se veut au contraire « fulgurant », de l'affiche empreinte de mouvement aux innombrables courses (en voiture, à pied dans les couloirs de l'hôpital), comme pour figurer métaphoriquement la course menée contre la mort. Pour servir ce caractère mouvant, la pauvreté volontaire des moyens techniques (le film a été tourné avec un appareil photo) confère à la réalisation l'aspect « précipité » nécessaire pour tenir en haleine, bien que le suspense engendré par l'attente sans cesse répétée des diagnostics suffise.
 
Néanmoins, le film n'est guère innovant. Certes, le traitement est original, dans la mesure où Valérie Donzelli use de l'humour là où on ne l'attendait pas, et où la joie prédomine finalement. Mais la bande originale reprenant les classiques de la branchitude bobo (Sébastien Tellier, Yuksek et consorts, en passant bien sûr par Vivaldi), et les séquences sur la vie quotidienne de ce jeune couple contraint de gagner en maturité devant la maladie de leur enfant, rappellent un peu les tableaux de moeurs de Christophe Honoré. En quatre mots : efficace mais pas inoubliable.
 
Ma note: 11/20

 
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#Posté le mardi 20 septembre 2011 09:34

Modifié le mardi 10 janvier 2012 03:06

Somewhere (Sofia Coppola, 2011)

Somewhere (Sofia Coppola, 2011)Somewhere



Un film de Sofia Coppola. USA – 2011.

Avec Stephen Dorff, Elle Fanning, Benicio del Toro, Michelle Monaghan...

Résumé : Johnny Marco, un richissime acteur hollywoodien descendant au Château Marmont, vit séparé de sa femme et doit garder leur fille Cleo quelques jours. L'occasion d'un voyage promotionnel à Milan est une tentative de se rapprocher de sa fille, alors qu'il traverse une crise existentielle...

Critique : le Lion d'or du Festival de Venise 2011 a fait jaser, déjà parce que c'est Tarantino qui lui a remis un prix que certains estiment non mérité, puis lorsque d'autres ont voulu y voir un film novateur, peut-être par esprit de contradiction d'ailleurs. J'avoue avoir beaucoup de peine à évaluer le film et prônerai ici l'entre-deux : le film est en soi assez mauvais mais ne doit être considéré qu'en tant que part de l'oeuvre de Sofia Coppola, dont il est une continuité logique – politique des auteurs quand tu nous tiens.

Sofia Coppola prend le parti de filmer l'ennui, comme d'habitude (on ne reviendra pas sur les analyses au lance-pierre de son oeuvre fournies par la presse ces derniers temps). Un parti qui après quatre films commence à peser sur le système : une trame narrative ténue, une identification rapide des personnages à leur richesse décontractée (Ferrari noire et Persol à la Mastroianni)... Beaucoup ont reproché au film le fait qu'à filmer l'ennui, on s'ennuie, et qu'à filmer des personnages insipides, on peine à « s'attacher » à eux. Mais le reproche est vain car la démarche est assumée : produire un objet vain.

Cette fois-ci c'est du sérieux : finies les interrogations métaphysiques sur l'éducation chrétienne à la Virgin Suicides, ici, c'est le royaume de la vacuité. Le film aligne des tranches de vie, parfois « cocasses » (importance des guillemets), parfois surprenantes, jamais touchantes bien sûr. Des plans-séquences fixes sur deux stripteases joués en intégralité donnent à Somewhere un mince vernis « expérimental » qui a pu contribuer à faire passer le film pour une oeuvre d'avant-garde.

Je passe sur la relation père / fille qui pour moi est un non-sujet du film. Et j'insiste à nouveau sur la difficulté de l'évaluer : Somewhere est déplaisant mais provoque une fascination, car je peine à croire que j'ai vu dans Somewhere tout ce qu'il y avait à voir. La note qui suit ne sanctionne donc pas un « mauvais film », mais un objet non identifié qui se la joue « indépendant » (en étant produit par F.F Coppola) et perd beaucoup de charme en voulant caser à tout prix deux riffs de guitare électrique de son petit ami dans les moments de « flottement poétique ». Tout bien pesé, mon jugement est le fruit du dernier plan, déplorablissime, qui dans ma lutte intérieure opposant entre un film mature et un film réalisé sans aucun recul par une fille gâtée, fait pencher la balance vers le deuxième cas.


Ma note: 06/20
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#Posté le mardi 01 février 2011 11:30

Modifié le mardi 10 janvier 2012 03:07

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