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In the air (2010), nouvelle critique.

Photo de cinerama cinerama

Description :

Le blog subit une réorganisation et reprendra du service vers juin.


Top 2010:

1 - Brothers
2 - In the air
3 - Gainsbourg, vie héroïque

Top 2009:

1 - Louise-Michel
2 - Le Petit Fugitif
3 - The Wrestler
4 - Brüno
5 - Bellamy
6 - Inglourious Basterds
7 - Démineurs
8 - Là-haut
9 - Gran Torino
10 - Un prophète
11 - Etreintes Brisées
12 - Che, 1ère partie: L'argentin
13 - Whatever Works
14 - Le Concert
15 - OSS 117 : Rio ne répond plus
16 - Le Bal des actrices
17 - Coraline
18 - Les Noces Rebelles
19 - Les Beaux gosses
20 - Public Enemies
21 - Very Bad Trip
22 - Harvey Milk
23 - Slumdog Millionaire
24 - Avatar
25 - Walkyrie


Top 2008:

1 - Two Lovers
2 - Hunger
3 - There Will Be Blood
4 - Control
5 - Elle s'appelle Sabine
6 - Entre les Murs
7 - Juno
8 - Appaloosa
9 - Soyez sympas, rembobinez
10 - Antifa, chasseurs de skins
11 - JCVD
12 - Burn after reading
13 - Sans arme, ni haine, ni violence
14 - Vicky Cristina Barcelona
15 - La Naissance des Pieuvres
16 - Eldorado: Création
17 - Mesrine - L'instinct de mort
18 - Bons Baisers de Bruges
19 - Valse avec Bachir
20 - La Fille de Monaco
21 - Agathe Cléry
22 - Mesrine - L'ennemi public n°1
23 - La Nouvelle Vie de Mr.Horten
24 - Indiana Jones & le Royaume du Crâne de Cristal
25 - No Country for old men
26 - Un barrage contre le Pacifique
27 - Les Grandes Personnes
28 - It's a free World
29 - Eldorado
30 - Bienvenue chez les ch'tis
31 - La Fièvre de l'Or
32 - Actrices
33 - Go Go Tales
34 - Française
35 - Seuls Two
36 - MR 73
37 - Astérix aux Jeux Olympiques

Top 2007:

1 - Lady Chatterley
2 - La Graine et le Mulet
3 - Le Mariage de Tuya
4 - My Blueberry Nights
5 - Boulevard de la Mort
6 - L'Assassinat de Jesse James
7 - Southland Tales
8 - Un baiser s'il vous plaît
9 - Persépolis
10 - Lumière Silencieuse
11 - De l'autre côté
12 - Les Promesses de l'ombre
13 - La Vie des Autres
14 - Un Jour sur Terre
15 - 4 mois, 3 semaines et 2 jours
16 - Sicko
17 - Les Climats
18 - Boarding Gate
19 - 300
20 - Breath
21 - Blood Diamond
22 - Borat
23 - Les Méduses
24 - Spider-Man 3
25 - Caramel
26 - La Vengeance dans la Peau
27 - Chacun son cinéma
28 - Smiley Face
29 - Angel
30 - La Fille Coupée en deux
31 - Le Rêve de Cassandre
32 - L'ami de la famille
33 - Et toi, t'es sur qui?
34 - Import / Export
35 - Azul
36 - Un coeur invaincu
37 - La Môme
38 - L'ennemi Intime
39 - Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au bout du monde
40 - XXY
41 - Pingpong
42 - Les Lip, l'imagination au pouvoir
43 - Transformers
44 - La Soledad
45 - Pleasure Factory
46 - El Asaltante
47 - Volevo Solo Vivere
48 - En avant, jeunesse!

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Indigènes (Rachid Bouchareb)

Indigènes (Rachid Bouchareb)
Indigènes

Réalisé par Rachid Bouchareb - 2006 - France / Maroc / Algérie / Belgique - Couleur - 2heures 02minutes - Prix d'Interprétation Masculine (Collectif) Festival de Cannes 2006

Avec Jamel Debbouzze, Sami Bouajila, Sami Nacéri, Roschdy Zem...


Résumé: 1942. En pleine Seconde Guerre Mondiale, le gouvernement français crée un régiment de soldats venus du Maroc, d'Algérie, de Tunisie et du Sénégal. Parmi eux, Saïd (Jamel Debbouzze), Yacine (Sami Nacéri), Abd-el-Kader (Sami Bouajila) et Messaoud (Roschdy Zem), qui remonteront de la Provence jusqu'en Alsace pour libérer la France. Quatre hommes, comme tant d'autres, qui ne furent pas autorisés à défiler lors de la Victoire sur les Champs Elysées, et que la société ne reconnaît plus à leur juste valeur...


Critique
: sensation et évènement du 59ème Festival de Cannes, "Indigènes" est un projet longuement mûri et dont la production ne fut pas une mince affaire. Porté par la présence de Jamel Debouzze, ce film historique assez inattendu, bien que nécessaire, a tenu ses promesses.

Il était grand temps de consacrer un long-métrage à ces soldats morts pour la France, et ainsi de les sauver de l'oubli général. Bouchareb a parfaitement rempli son contrat, en proposant ici deux heures où le devoir de mémoire est de rigueur: tout en subtilité, mais avec respect et humilité, il réalise un poignant témoin d'un passé en "voie de disparition". Car si le message à diffuser en vaut la peine: ces hommes ont quitté leur foyer, leur pays, pour se battre dans les rangs d'une nation dont ils n'avaient jamais foulé le sol auparavant, et ne bénéficient d'aucune reconnaissance à l'heure actuelle. Nous sommes d'ailleurs témoins d'une triste vérité: les personnages du film, engagés avec leurs motivations diverses (le personnage de Jamel s'est engagé pour sauver la France, celui de Sami Nacéri pour l'argent...), sont soumis à des injustices aberrantes. Par exemple, ils reçoivent moins de nourriture que les soldats français, ou n'ont que des sandales en plein hiver...

Un film contre l'oubli donc. Qui contrairement à ce que je pensais avant de le voir, ne favorise personne: Jamel ne joue pas un one-man show, et laisse de la place à ses compères (le Prix d'interprétation est donc mérité). Tous sont égaux dans la souffrance et vivent le même enfer. C'est du moins l'impression que Bouchareb nous donne. De plus, les scènes de guerre sont très réalistes et n'ont rien à envier aux références du genre que sont "Il faut sauver le soldat Ryan" etc...Enfin, la dernière séquence du film, où le seul survivant des "Indigènes" (je ne le dévoilerai pas), désormais âgé de plus de 80 ans, revient sur la tombe de ses anciens frères d'armes, est merveilleuse. Grand recueillement, très solennel, puis gros plan sur ce visage de vieillard en train de pleurer: des frissons m'en parcoururent le dos. "Indigènes" est donc un grand recueil à cette page de l'Histoire, que nul ne doit oublier.

"Cette aventure dépasse le cinéma", dit Rachid Bouchareb. Pour la résumer en quelques mots: "Indigènes" est une excellente surprise, porteuse d'émotion, mais bien dosée. Ce n'est pas une débauche de bons sentiments, ni de la sensibilité à deux balles. Juste ce qu'on appelle un beau film.

Critique de Cyril

La note: 14 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film?
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 04:27

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:39

Thérèse Raquin (Marcel Carné)

Thérèse Raquin (Marcel Carné)
Thérèse Raquin

Réalisé par Marcel Carné - 1953 - France - Noir & Blanc - 1heure 45minutes - Lion de Saint-Marc au Festival de Venise 1953

Avec Raf Vallone, Simone Signoret, Roland Lesaffre, Jacques Duby...


Résumé: Lyon, 1953. Epouse de son cousin Camille (Jacques Duby), un pauvre homme chétif et mal en point, Thérèse (Simone Signoret) tombe sous le charme de Laurent (Raf Vallone), un bel Italien. La passion les poussera à tuer Camille pour s'aimer librement. Mais un témoin de la scène va les soumettre à un chantage: il exige cinq cent mille francs, faute de quoi il irait les dénoncer à la police...


Critique: une énième adaptation du roman d'Emile Zola, par l'un des plus grands cinéastes que la France n'ait jamais connu. Avec "Les Tricheurs", en 1958, ce film sera le dernier de la période à succès de Carné: ses prochaines réalisations sont déjà tombées dans l'oubli. En recadrant l'histoire à Lyon et en 1953 (l'action du livre se déroulait à Paris en 1870), il tente un pari audacieux, et empoche un prix à Venise au passage.

J'annonce d'emblée que Carné est un de mes cinéastes préférés (son meilleur film, "Les Enfants du Paradis", est troisième de mon top affiché à gauche de l'écran). Il ne me manquait d'ailleurs plus que "Thèrese Raquin" à voir pour pouvoir hurler haut et fort que j'ai vu tous ses films réalisés entre 1939 et 1960. Et quelle mauvaise surprise: le jeu des acteurs est mauvais (impensable pour un Marcel Carné, en temps normal). Simone Signoret, pourtant immense actrice, joue correctement mais assez fadement, Raf Vallone, acteur italien inconnu en France, interprète un personnage qui lui correspond mais tente de trop bien faire, et Roland Lesaffre, ignoble en Riton, me donne envie de jeter le DVD par la fenêtre: avec les répliques qu'il a à jouer, dur de briller, certes, mais il ne cesse d'agacer, il parle, contredit tout le monde, et devient de ce fait lourd et inintéressant. La réalisation est néanmoins bonne: certains plans sont bien composés (par exemple, ceux du port, ou encore dans le train) et la mise en scène reste également honorable.

Là où surgit le problème, c'est dans le fait d'avoir resitué l'histoire dans un cadre moderne et supprimé certains faits et personnages. Le principe aurait pu être prometteur, mais le scénario s'embourbe trop vite dans l'action: au bout de dix minutes, les protagonistes se connaissent tous, et la machine est lancée. Et c'est très en contraste avec la fin, où l'on s'ennuie profondément: cette fois, tout s'enlise à nouveau, peu d'action, juste des dialogues médiocres et soporifiques. Jamais "Thérèse Raquin" ne trouve de rythme de croisière; peut-être Carné a t'il voulu trop bien faire. Dans tous les cas, le film est bancal, et ne parvient ni à faire rire, ni à faire pleurer - pire, il ne provoque aucun effet, sinon l'ennui.

C'est donc là une bien décevante adaptation, qui se sauve tout juste pour la prestation de Simone Signoret et par le souvenir lointain qu'il s'agit d'une réalisation d'un maître du cinéma. Petite interrogation: pour quelles raisons le jury vénitien lui a t'il accordé une récompense?

Critique de Cyril

La note: 7 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film?

Filmographie (extrait) Marcel Carné:

1937 - Drôle de Drame (avec Michel Simon...)
1938 - Hôtel du Nord (avec Louis Jouvet, Arletty...)
1938 - Quai des Brumes (avec Jean Gabin, Michèle Morgan...)
1942 - Les Visiteurs du Soir (avec Arletty, Alain Cuny...)
1945 - Les Enfants du Paradis (avec Arletty, Jean-Louis Barrault...)
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 17:41

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:38

Les Hommes de main (Brian Koppelmann & David Levien)

Les Hommes de main (Brian Koppelmann & David Levien)
Les Hommes de main (Titre original: Knockaround Guys)

Réalisé par Brian Koppelmann et David Levien - 2002 - USA - Couleur - 1heure 28minutes

Avec Barry Pepper, Vin Diesel, John Malkovich, Dennis Hopper, Seth Green...

La citation du film: "Là, dans l'immédiat, j'aurais plutôt envie de te shooter un bon penalty entre les jambes."

- 12 ans



Résumé: Pour sauver la vie du très respecté parrain de la mafia new-yorkaise, Benny Chains, son fils Matty (Barry Pepper) et ses amis sont chargés de récupérer un sac contenant 500 000 dollars. Problème: le sac a été perdu par Marbles (Seth Green), un de leurs stupides collaborateurs, et est actuellement dans les mains de deux policiers d'une petite ville du Montana. Toute la mafia de Brooklyn va alors débarquer pour s'emparer du magot...


Critique
: produite par Lawrence Bender (le producteur attitré de Tarantino, sans qui "Reservoir Dogs" et "Pulp Fiction" n'auraient jamais existé), cette copie des films de mafia des années 80 fut la "sensation" (pendant deux semaines, mais quand même) du box-office américain.

On devine rapidement pourquoi: avec un casting pareil (dont la grosse brute hollywoodienne de service, toujours prêt à péter la gueule de n'importe qui: Mister Vin Diesel), cela suffit à vendre un film, bien qu'insuffisant scénaristiquement. Car oui, pas de surprise, le scénario pêche par endroits: les dialogues ne sont pas assez fouillés et ça manque de bonnes répliques (la seule vraiment, je vous l'ai mise au-dessus). Mais l'esprit mafia y est: il y a le collaborateur con, le tas de muscles ready for fight, le cerveau, et le porte-flingues. Manquent juste les Ferrari noires et De Niro. Pardon, il manque aussi un réalisateur correct: les plans ne sont vraiment pas terribles (mouvements de caméra hasardeux, tentatives moisies de panoramiques bizarroïdes...). C'aurait été un film d'action bourrin avec Van Damme, ça serait passé, mais un film de mafia se doit d'être impeccable tant dans les dialogues que dans la réalisation.

Enfin, ne nous plaignons pas, il y a des règlements de comptes, de la bagarre (une scène géniale, je vous la décrit: dans un vieux bar crado, un homme se lève, regarde Matty, et lui lance "Je décide si tu dois rester ou partir, trou du cul.". Vin Diesel se lève, avec son 1mètre 93, et vient littéralement exploser la tête de son interlocuteur. Magnifique.) et une fin attendue mais sympathique quand même. De plus, il y a une mini-réflexion sur la valeur de "l'esprit de famille": jusqu'où peut-on aller pour elle? Dans le film, le héros, obsédé par l'envie de travailler pour son père, prendra d'immenses risques et mettra sa vie en danger. Avant de renoncer au final à la place que lui offre son géniteur. Une leçon humaniste mais peut-être trop entachée de bonnes intentions.

Dans tous les cas, "Les Hommes de main" ne surpasse pas les classiques du genre, que sont "Les Affranchis" de Martin Scorsese et la trilogie du "Parrain" de Francis Ford Coppola. Quatre films que je vous conseille de voir (ou revoir) plutôt que celui-ci.

Critique de Cyril

La note
: 7,5 / 20

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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 08:53

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:37

Oui, mais... (Yves Lavandier)

Oui, mais... (Yves Lavandier)
Oui, mais...

Réalisé par Yves Lavandier - 2000 - France - Couleur - 1heure 45minutes

Avec Gérard Jugnot, Emilie Dequenne...


Résumé: une adolescente de 17 ans (Emilie Dequenne) vit une relation conflictuelle avec ses parents. Son père, riche homme d'affaires, ne la voit que très rarement, et sa mère, femme au foyer alcoolique, lui fait la vie dure. Elle décide alors de démarrer une "thérapie brève" chez un psychologue (Gérard Jugnot)...


Critique: un an après sa prestation dans "Rosetta" des frères Dardenne, qui lui valut un Prix d'interprétation à Cannes, Emilie Dequenne se voit offrir un rôle délicat aux côtés du génialissime Gérard Jugnot. Quasiment un coup d'essai pour Yves Lavandier, "Oui, mais", aussi particulier qu'inattendu, est un énième film sur l'adolescence, période de troubles.

En choisissant un sujet comme celui-ci, il fallait à tout prix contourner les clichés et stéréotypes liés à sa banalité: nombreux sont les longs-métrages qui lui sont consacrés, de "La Boum", en passant par toute la filmographie de Larry Clark, jusqu'à "Virgin Suicides" de Sofia Coppola. Justement, ce qui a fait le succès de ce dernier, c'est son habileté dans le propos, une finesse esthétique et scénaristique que n'a pas "Oui, mais". En effet, trop superficiel, on a droit à des répliques assez classiques du genre: "Maman, j'en ai marre, je suis grande, laisse-moi faire ce que je veux" ou encore "Tu me soûles, laisse-moi voir mon petit copain". Dommage, fort dommage, car l'idée de Jugnot en psychologue qui devient le "refuge" de la jeune fille (un refuge moral et physique: dès qu'elle a un souci, elle vient à son cabinet) était excellente, autant que l'alternance continuelle de la vie familiale et de ses rendez-vous.

Néanmoins, Gérard Jugnot, peut-être un peu trop mou, est bon, et Emilie Dequenne se fait à nouveau remarquer par la qualité de son jeu: elle porte tout le personnage (le film aussi?) à bout de bras. Entourés par des seconds rôles corrects (certains sont quand même franchement mauvais, il faut le dire, comme les deux racailles dans le lycée) et bénéficiant d'un scénario acceptable (si l'on enlève les reproches que j'ai cités plus haut), les acteurs font donc de leur mieux pour insuffler de la vie à cette chronique de jeunesse. Egalement à relever, quelques très bonnes scènes, notamment la dernière où les deux héros font l'amour à la fin du film: beaucoup de poésie, de romantisme, et une musique enchanteresse, bref, c'est beau. Mais ces quelques points positifs de feront pas ombre aux répliques trop légères et au manque de dynamisme qui règne en maître sur "Oui, mais"

En conclusion, ce n'est pas là un mauvais film, mais un joli essai qui nous donne l'occasion de voir Jugnot sous un autre jour, de rire un peu, voire de pleurer pour les plus sensibles.

Critique de Cyril

La note: 11 / 20

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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 04:35

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:37

Cars - Quatre Roues (John Lasseter)

Cars - Quatre Roues (John Lasseter)
Cars - Quatre Roues (Titre original: Cars)

Réalisé par John Lasseter - 2006 - USA - Film d'animation - Couleur - 1heure 36minutes

Avec les voix d' Owen Wilson / Guillaume Canet, Bonnie Hunt / Cécile de France, Michael Keaton / Samuel Le Bihan...

Citation de John Lasseter: "Chercher le réalisme à tout prix ne sert à rien en animation."


Anecdotes: Le personnage de Flash Mc Queen est un hommage à Glenn McQueen, un animateur des studios Pixar décédé en 2002, grand passionné d'automobile.

Le film est dédié à Joe Ranft, coréalisateur du film, mort dans un accident de voiture le 16 août 2005.

Flash McQueen porte le numéro 95, année de sortie américaine de "Toy Story", le premier film de John Lasseter.


Résumé: Flash McQueen, une jeune voiture de course ultra-rapide, est arrivé ex-aequo avec deux de ses rivaux lors d'une course de Nascar. Pour les départager, une grande finale est organisée sur les anneaux de vitesse d'une ville de Californie. Mais lors du trajet, la porte du camion transportant McQueen s'ouvre, et le voilà égaré au milieu d'un bled paumé au bord de la mythique Route 66. Il va alors découvrir le véritable sens de la vie, et faire de précieuses rencontres, comme par exemple la jolie Porsche Sally...


Critique: nouvelle réalisation des studios Pixar, experts en matière d'animation. Avec tout le battage médiatique effectué, je me suis résolu à pénétrer dans la salle le projetant, afin de voir si les pères de "Monstres & Cie", "Le Monde de Nemo" et "Les Indestructibles" ont tenu leur rang.

Et c'est avec une immense appréhension que j'y suis entré. En ayant vu les bandes-annonces, et donc les vannes piteuses qui y sont montrées, le pire était à craindre. Mais j'en suis ressorti fort surpris: "Cars" est un divertissement de haut rang, un bon dessin animé, qui vaut largement les euros nécessaires à son visionnage. Tout d'abord, l'humour est d'un niveau assez élevé par rapport à certains autres films d'animations récents (je pense à "La Ferme se rebelle", "Madagascar", "The Wild"...), et les blagues, même si il en demeure quelques unes destinées aux enfants de moins de cinq ans, sont honorables. Quant au réalisme des images (lisez la citation du réalisateur ci-dessus: quel paradoxe!), il est parfait: quelle beauté stupéfiante, ne serait-ce que l'impeccable matérialisation à l'écran du goudron des routes, ou des circuits! La musique de Randy Newman est elle aussi soignée, bien que secondaire, et également à relever, les excellentes voix de doublages françaises de Canet et surtout Cécile de France (sa voix est adéquate et colle à merveille, c'est du très beau travail).

Mais comme d'habitude, chaque production animée est doublée d'un message très visible (normal, le public ciblé est jeune): ici, la dénonciation du progrès et de la modernité, qui entraîne avec elle la nostalgie du vieux temps. En effet, la ville où McQueen atterrit (Radiator Springs) est ancrée dans un style années 60, et est désertée à cause du passage d'une autoroute à proximité. Par ailleurs, le succès lui monte à la tête: il est donc très égocentrique, individualiste, et étant donné sa richesse, dénigre les "gens simples". Ses nouveaux amis seront là pour le faire changer: il va prendre conscience et apprécier les plaisirs simples de la vie (rouler doucement pour admirer le paysage, discuter entre amis...). Car j'oubliais: tout a été mis en oeuvre dans le scénario pour la personnification des voitures; l'essence se vend dans les bars, les garages sont des hôpitaux...

Une bonne surprise donc. Comportant en plus deux séquences de grand prix, rien ne manque à l'appel pour faire carburer cette machine hollywoodienne, qui, parfaitement rôdée, devrait pouvoir rouler des mécaniques. Que les autres participants à la course au succès cet été soient prévenus: de "Cars", ils risquent de ne voir que le pare-chocs arrière.

Critique de Cyril

La note: 14,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film?

Filmographie complète John Lasseter:

1996 - Toy Story
1999 - 1001 Pattes
2000 - Toy Story 2
2006 - Cars
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 04:56

Modifié le vendredi 10 juillet 2009 06:36

Les Affranchis (Martin Scorsese)

Les Affranchis (Martin Scorsese)
Les Affranchis (Titre original: Goodfellas)

Réalisé par Martin Scorsese - 1990 - USA - Couleur - 2heures 21minutes - Oscar du meilleur second rôle pour Joe Pesci

Avec Ray Liotta, Paul Sorvino, Robert de Niro, Joe Pesci, Lorraine Bracco...


- 12 ans



Résumé: Henry, un jeune garçon, rêve depuis son enfance de devenir gangster. Dès son adolescence, il réussit à se faire "embaucher" par la mafia new-yorkaise, et gare leurs Cadillac. Environ dix ans plus tard, il est cette fois devenu bel et bien un mafioso, et exécute des contrats divers sur l'ordre de Paulie (Joe Pesci). Lors d'une affaire ayant mal tourné, Tommy (Paul Sorvino), Jimmy (Robert de Niro), lui, et quelques autres sont arrêtés et placés en prison. Mince punition: au bout de quatre ans, ils sont tous dehors, et les voilà repartis dans le milieu. Mais Henry (Ray Liotta), appâté par les énormes gains, se lance dans le trafic de drogue...


Critique: référence absolue du film de mafia, "Les Affranchis" est aussi un tournant marquant dans l'histoire du film de gangsters: en tous points, il brise les règles établies, et surtout, dépeint le milieu avec une justesse inégalée.

Original dans le propos: Scorsese ne dénonce pas la mafia, ni ne fait de leçon moraliste bidon du style "les gangsters sont des hommes comme tout le monde". Il livre simplement un film de genre, c'est à dire, un long-métrage comprenant violence, répliques affûtées et esprit "no limit". Ici, on assiste au quotidien brut de ces hommes, pas à leurs exploits: l'accent à été mis sur la vérité et la précision de la représentation, afin d'éviter la caricature. Mêlant ainsi humour, bagarres, règlements de comptes, et sentiments, cette merveille ne surjoue en rien, et est de surcroît très divertissante. Car si le réalisme est de mise, on en oublie pas moins qu'il s'agit d'une fiction, pas d'un épisode de "C'est pas sorcier" sur la mafia. Et Scorsese, une fois de plus, ne déçoit pas: réunissant sa troupe habituelle, tous les membres à leur meilleur, tout est réuni pour passer un excellent moment.

Le parcours raconté dans "Les Affranchis" est celui d'un petit fasciné par la mafia, par l'image qu'elle dégage et par les privilèges dont elle bénéficie. A tel point que ce jeune homme sèche les cours pour aider les caïds new-yorkais. Tel un éternel enfant, il voit désormais la réalité autour de lui: crimes, vols à main armée...Mais ne songe jamais à renoncer à sa place, d'où le titre "Goodfellas", car entre ces mafiosi, une relation particulière est instaurée (et De Niro le dit lui-même à la fin du film): en apparence, ils sont amis, arrivent souriants, mais seront les premiers à vous vider leur chargeur à la tête. C'est un milieu impitoyable, et ça se voit: des personnages au début, il n'en reste plus beaucoup.

Et la caméra de Scorsese alterne travellings lents et rapides, comme folle, à l'image des héros. Cela en devient de la poésie visuelle: tout est fait dans le calme, pas de hurlements, ni de musique à profusion, juste un grand silence (et c'est encore plus déroutant). Justement, la musique est empruntée au répertoire ô combien volumineux du blues / rock américain des années 50-60-70, et comme d'habitude chez le réalisateur de "Taxi Driver", est fort bien choisie. Dernier petit point: l'inévitable comparaison avec "Le Parrain" de Coppola (soit dit en passant, "Le Parrain 3" est sorti la même année que "Les Affranchis"). Si l'esprit du travail bien fait, des valeurs humaines est commun aux deux, l'esprit de la famille, de l'attachement aux valeurs du père et de la mère (qui est un des fondements de la trilogie) est totalement absent de celui-ci: même le personnage de Liotta n'assume pas son rôle de père.

Avec "Scarface" et "Pulp Fiction", "Les Affranchis" se trouve sur le podium des films les plus "cultes": désormais mythiques, les répliques sont connues de (presque) tous et il arrive fréquemment de retrouver un clin d'oeil à ces trois longs-métrages. En tout cas, voilà 2 heures 21 qui s'envolent à une vitesse...

Critique de Cyril

La note: 14,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film?

Collaborations Scorsese-De Niro:

1976 - Taxi Driver
1977 - New York New York
1980 - Raging Bull
1982 - La Valse des Pantins
1996 - Casino
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 05:23

Modifié le vendredi 24 avril 2009 11:06

8 Mile (Curtis Hanson)

8 Mile (Curtis Hanson)
8 Mile

Réalisé par Curtis Hanson - (2003) - USA - Couleur - 1heure 57minutes

Avec Marshall "Eminem" Mathers, Brittany Murphy, Kim Basinger, Mekhi Phifer...



Résumé: un habitant d'un ghetto de Detroit (Eminem) vit avec sa mère alcoolique-dépressive (Kim Basinger) dans une petite maison. Chaque jour, il travaille dur dans une usine pour nourrir sa famille. Mais sa passion, que dis-je, sa raison de vivre, c'est le rap. Tous les soirs, avec ses amis, il se rend dans un bar pour faire des battles. Il va alors viser plus haut, et tenter de devenir célèbre...


Critique: Curtis Hanson revient de ses Oscars obtenus pour "L.A Confidential" et se lance dans un projet assez saugrenu: l'adaptation filmique de la vie de l'acteur principal, c'est à dire Eminem. Un film autobiographique donc, qui a contribué à de nouveaux projets tels que le récent "Get Rich or Die Tryin'" avec 50 Cent.

Bien entendu (comme à chaque fois), j'avais de terribles appréhensions, je me disais: et voilà, deux heures de merde à passer. En fait, agréable surprise, mais "8 Mile" ne s'avère pas si navrant que ça (la faute à Curtis Hanson, quand même un sacré bon metteur en scène). On a droit à un vrai film sur la banlieue, sans les clichés pourris (il y a quand même un ou deux petits...), avec du bon rap (la bande originale est signée Eminem, of course, et contient le célèbre "Lose Yourself") et un esprit très réaliste, et donc efficace. On y croit, pour tout vous dire. Et la dureté des images (bagarres, fusillades...) se révèle génératrice de force et d'émotion. La vie du héros est elle aussi exceptionnelle: c'est un homme blasé, usé par la vie malgré son jeune âge, mais hanté par le désir de se sortir de cette existence ingrate. Par la musique. La peinture du quotidien des cités sonne donc très juste: forte et vraie, rien n'a été bafoué dans la reconstitution de cet enfer de bitume.

Mais ce qui intrigue et pose question, c'est bien sûr de savoir si Eminem, rappeur si controversé, arrive à s'imposer en tant qu'acteur. Ma foi, je vais dire que oui, même si dans les expressions du visage, il manque un petit quelque chose...du talent peut-être? Surtout, gros manque de charisme: il se fait dévorer tout cru par ses partenaires de jeu, beaucoup plus expressifs que lui. Les répliques sont assez banales ("yo, man, tranquille, cool, ouaich") mais après tout, c'est un film de gangstas: pas besoin de finesse. Dernière chose: les passages musicaux (c'est mieux si on parle anglais, parce que forcément, les chansons n'ont pas été traduites) sont de première qualité et certaines scènes valent vraiment le détour, comme la battle finale ou l'écriture de la chanson, avec "Lose Yourself" en musique de fond...

Un bon moment à passer, mais le film n'a sûrement pas atteint son but, qui était clair: dénoncer les conditions de vie des ghettos, et montrer que la musique se révèle un moyen de sauver quiconque de n'importe quoi. Objectif raté, mais bon boulot quand même.

Critique de Cyril

La note: 13 / 20

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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 05:38

Modifié le vendredi 24 avril 2009 11:05

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