La Science des Rêves (Michel Gondry)

La Science des Rêves (Michel Gondry)
La Science des Rêves (Titre original : The Science of Sleep)

Réalisé par Michel Gondry – 2006 – France / Royaume-Uni – Couleur – 1heure 42minutes

Avec Gaël Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat, Miou-Miou, Emma de Caunes, Sacha Bourdo...

Citation du film: « La distraction fait obstruction à la construction. »



Résumé: Stéphane (Gaël Garcia Bernal) revient en France après avoir passé sa jeunesse au Mexique. Sa mère (Miou-Miou) prétend lui avoir décroché un job de dessinateur dans une entreprise, mais en réalité, ses collègues, particulièrement Guy (Alain Chabat), un obsédé sexuel, se moquent de lui et lui font trier le courrier. Peu importe : il ne vit que dans ses rêves, et leur fait payer chaque nuit leurs immondices de la journée. Mais le voilà amoureux de sa voisine, Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), qui le trouve certes très attirant mais ne supporte pas son excentricité et son âme d'artiste...


Critique: Michel Gondry, devenu célèbre avec « Eternal Sunshine », squatte depuis des lustres les antennes de MCM, MTV, M6 Music et compagnie : il vient du clip. Or, les deux façons de faire diffèrent en bien des points...

Dans un clip de trois minutes, Gondry sait faire parler la musique et trouve l'image adéquate pour la mettre en valeur. Son imagination débordante est la principale raison de son succès. Mais si je veux bien reconnaître qu'il regorge d'idées excellentes et qu'il effectue des choix musicaux très pointus (avec une attirance pour le rock-électro), au cinéma, le flux de ses pensées et son âme d'artiste ont du mal à trouver leur place. Pas qu'ils soient inappropriés, mais mal exprimés.

Gondry mélange un peu tout : ses personnages changent d'attitudes et d'opinions quand bon leur semble, le scénario, qui comporte parfois des longueurs désagréables, n'est pas raté, mais trop spécial pour être appréciable. La presse vante sa touche d'insouciance, de poésie, de naïveté qu'il donne à des sujets tristes. Mais je suis navré de voir qu'un manque de maturité et de maîtrise cruel de sa part nous font nous perdre en chemin, égarés par l'alternance entre rêve et réalité.

Audacieux, certes, mais dur à suivre : parfois, il croit rêver, mais ne rêve pas, parfois, il rêve mais croit ne pas rêver...Dur, dur. De plus, GGB, qui s'est doublé lui-même, est nullissime car il n'apporte rien dans sa voix : aucune émotion, aucune intonation...c'est mou. Et les autres acteurs ne se font pas remarquer pour leurs superbes prestations : c'est assez sobre et ça sonne parfois faux (n'est-ce pas, monsieur Chabat ?). La mise en scène, elle, relève à peine le niveau bien décevant, car elle rythme un peu ce flou artistique brouillon pour lequel on prend difficilement passion.

Je suis donc bien parti pour mettre un 2 / 20 au « nouveau Burton », comme le dit la presse. Mais le sujet inhabituel et la légèreté avec laquelle il est traité me font oublier (un peu) le scénario infantile et trop niais, écrit par Gondry lui-même (le scénario d'Eternal Sunshine est écrit par Charlie Kaufman, et il était excellent). Avec sa Science, il nous emmène dans un univers insoupçonné, bercé par un monde issu de l'enfance, de la jeunesse perdue. S'il se débat comme ça avec la vie, c'est que le héros n'est effectivement pas sorti de l'univers maternel ; il vit d'ailleurs chez sa mère.

Ce n'est pas une raison pour gâcher un tel projet : vu le casting et le talent de son metteur en scène, des dialogues plus posés et une réflexion plus mûre sur le sujet auraient été la panacée à cette longueur et parfois ennui. De bonnes scènes quand même (la machine à remonter le temps d'une seconde, les rêves faits en papier crépon...), mais la sensation d'assister à un étrange mélange d' « Amélie Poulain » et d' « Eternal Sunshine » boosté au vitriol. Après ce dernier, on était en droit de s'attendre à mieux. Petite déception.

Critique de Cyril

La note: 12,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film ?

Filmographie (complète) Michel Gondry:

2001 – Human Nature (avec Patricia Arquette...)
2004 – Eternal Sunshine of the Spotless Mind (avec Jim Carrey, Kirsten Dunst...)
2006 – La Science des Rêves

Ainsi que de nombreux clips musicaux, notamment une longue série pour son ex-femme, Björk.

# Posté le mardi 22 août 2006 14:09

Modifié le samedi 07 février 2009 04:26

Big Fish (Tim Burton)

Big Fish (Tim Burton)
Big Fish

Réalisé par Tim Burton – 2004 – USA – Couleur – 2heures 05minutes

Avec Ewan McGregor, Helena Bonham Carter, Marion Cotillard...



Résumé: un père au bord du décès invite ses enfants chez lui pour se remémorer le bon vieux temps. Tous à son chevet, ils se souviennent de son rôle dans leurs vies respectives et se mettent à rêver et imaginer un autre déroulement...


Critique: l'une des dernières réalisations de mon ami Tim Burton (c'est qu'il tourne beaucoup, le coco), et de loin pas la plus médiatisée. Comme quoi le monde est fou : ses plus mauvais films sont élevés au rang de chefs d'œuvres, et les meilleurs sont laissés à l'abandon.

Pourquoi ? Par manque de stars, tout simplement. A voir le succès en France (qui s'est effectué sur la durée, chose rare) et aux USA, je suis heureux pour Burton qu'il n'ait pas embarqué un gros budget là-dedans. Enfin, cela pour dire que je préfère amplement ce discret et efficace « Big Fish » aux « Ed Wood », « Edward aux mains d'argent » et tutti quanti. Pas vanté sur tous les toits, il n'en reste pas moins un excellent divertissement portant la marque si prisée de son réalisateur.

L'univers féerique, onirique, enchanteur et décalé du réalisateur de « Sleepy Hollow » fait merveille, pour servir une histoire réaliste et simple ; donc efficace. Il saupoudre en plus avec quelques scènes inoubliables (la bagarre dans le chant de jacinthes, l'arrivée au village enchanté...) et une touche d'émotion savamment maîtrisée, pour conclure en apothéose en clarifiant la métaphore du « gros poisson », dont nous nous interrogeons depuis le début.

Egalement très bon dans sa construction (pas d'écarts scénaristiques, ni de choses inutiles), le film va à l'essentiel et explore les recoins de l'imagination humaine, des souvenirs et de la mémoire. Le tout avec cette apparence joviale et burtonienne dont il a le secret. Non, c'est sûr, ce gros poisson est une violente charge qui remue franchement (la fin est magistrale) et une belle réussite. Un excellent moment (dont vous ne saisirez certainement pas toutes les subtilités : il y en a tellement qu'on s'y perd un peu) dont on sort rajeuni et emballé.

Ce film contribue à ôter les a priori que j'ai contre Burton : il est capable de faire du film d'auteur, et du bon. Avec aussi une photographie quasi irréelle et une musique étrange, c'est « Dancer in the Dark », « Brazil » et « Les Invasions Barbares » réunis. Une (très) bonne surprise.

Critique de Cyril

La note: 16,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film ?

Filmographie (extrait) Tim Burton:

1988 – Beetlejuice
1989 – Batman
1994 – Ed Wood
1999 - Sleepy Hollow - La Légende du Cavalier sans tête
2004 – Charlie et la chocolaterie
2005 – Les Noces Funèbres

# Posté le mercredi 23 août 2006 05:40

Modifié le samedi 07 février 2009 04:26

Le Château Ambulant (Hayao Miyazaki)

Le Château Ambulant (Hayao Miyazaki)
Le Château Ambulant (Titre original: Howl's Moving Castle)

Réalisé par Hayao Miyazaki - 2004 - Japon / USA - Couleur - Film d'animation - 1heure 54minutes

Citation du film: "L'inconstance des sentiments est la seule belle chose en ce monde."

Anecdote: les maisons dans le film ne rappellent-elles pas les demeures à colombages typiques des petits villages Alsaciens? Les équipes des studios Ghibli et Hayao Miyazaki sont venus à Colmar, Riquewihr et Eguisheim pour prendre des photos et des croquis (certains restaurants de Riquewihr ont même été refaits au détail près: les fanions, les gouttières...), d'où l'étonnante ressemblance avec ma belle région natale.



Résumé: Sophie, une jeune couturière de 18 ans, fait la connaissance par hasard du magicien Hauru, réputé bourreau des coeurs à la beauté irrésistible. Mais une Comtesse maléfique et ses sbires "hommes de caoutchouc", vieille femme amoureuse de Hauru et donc jalouse, transforme la pauvre Sophie en mégère de 90 ans. Elle va donc pénétrer dans le château ambulant du magicien et se faire passer pour la femme de ménage, afin de retrouver sa beauté perdue et d'assouvir son amour...


Critique: nouveau pape du cinéma d'animation asiatique, Hayao Miyazaki a réalisé une trilogie assez spéciale sur les châteaux, formée du "Château dans le ciel", du "Château du Magicien" et de cet épisode-ci.

Véritable hymne à l'amour, le film tente de démontrer que par le rêve, tout est réalisable, même si on est une vieille mémé de 90 ans et qu'on aime le plus beau magicien de la Terre. Sophie, jeune couturière, tombe un jour amoureuse de celui-ci, mais devient alors la cible d'une terrible comtesse. Elle rencontrera Navet, un épouvantail qui marche, Calcifer, le démon du feu...Comme toujours, les personnages sont hauts en couleurs et apportent la touche onirique et féerique du réalisateur de "Princesse Mononoké".

De plus brillamment dessinés, ceux-ci nous accompagnent pour un fabuleux voyage entre magie, folie, rêverie et réel, que petits et grands vont apprécier. Je dis également réel car on parle de l'arrivée d'une guerre sur le pays, que les magiciens doivent aller combattre. Jolie métaphore pour la paix que ce "Château ambulant", également qualifiable de cure de jouvence ou songe éveillé. Par ses films, c'est notre monde que dépeint Miyazaki; il se contente juste de l'embellir esthétiquement (d'où les magnifiques couleurs et teintes pastels), mais le fond reste le même.

Néanmoins, je me pose quelques questions: si le caractère enfantin et naïf est de mise, il arrive parfois de petits dérapages narratifs (pas méchants, mais tout de même). Par exemple, Sophie et Hauru, au début du film, ne se parlent pas (Calcifer est l'intermédiaire), mais quand il découvre ses cheveux décolorés, il hurle à la mort après la pauvre vieillarde, puis lui parle jusqu'à la fin du film. Il y en a d'autres de la sorte, un peu déroutants et ambigus, mais l'essentiel est préservé: livrer une fable moderne pour la paix, l'amour, l'amitié, la famille (un peu beaucoup à la fois, je trouve).

Dans tous les cas, "Le Château Ambulant" est inférieur en qualité au "Voyage de Chihiro", et m'a aussi bien ennuyé les 40 premières minutes. Mais si vous vous passionnez pour Miyazaki ou l'animation japonaise en général, nul doute que vous trouverez votre bonheur.

Critique de Cyril

La note: 13 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film?

Filmographie (extrait) Hayao Miyazaki:

1988 - Mon Voisin Totoro
2002 - Le Voyage de Chihiro
2004 - Kiki la petite Sorcière

# Posté le jeudi 24 août 2006 05:17

Modifié le samedi 07 février 2009 04:25

Pirates des Caraïbes – Le Secret du Coffre Maudit (Gore Verbinski)

Pirates des Caraïbes – Le Secret du Coffre Maudit (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes – Le Secret du Coffre Maudit (Titre original : Pirates of the Caribbean – The Dead Man's Chest)

Réalisé par Gore Verbinski – 2006 – USA – Couleur – 2heures 31minutes

Avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Naomie Harris, Stellan Skarskard...

Citation du film: « Jack, pour m'échapper, figure-toi que j'ai accroché des tortues de mer à mes pieds. » « C'était dur, hein ? Je ne t'avais pas menti ! »



Résumé: Elisabeth Swann (Keira Knightley) et Will Turner (Orlando Bloom) sont arrêtés car soupçonnés d'avoir aidé le terrible capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp). Pour sauver leur peau, un général propose une solution : il faut lui rapporter un compas en la possession de...Jack Sparrow. Mais celui-ci, sur le Black Pearl, projette de voler une clé à Davy Jones, commandant de bord homme-pieuvre, à qui il avait promis son âme en échange du Black Pearl. Mais son espièglerie provoquera la capture de Will, qu'Elisabeth veut à tout prix retrouver...


Critique: record absolu d'entrées en première semaine aux Etats-Unis (loin devant un certain « Titanic » ainsi que le sixième épisode d'une saga à la mode nommée Star Wars), le second volet des aventures de Sparrow et sa bande est l'évènement de l'été 2006.

Fait incontestable : qui n'a pas vu une affiche d'abribus aux couleurs de Johnny Depp ni un spot radio où la voix rauque et virile d'Orlando Bloom se fit entendre ? Avec tout ce tapage médiatique, il avait plutôt intérêt à être bon, le deuxième. Et je me suis rendu au Kinépolis pour constater les dégâts : nous perdons dans Le Secret du Coffre Maudit un beau bateau aux voiles noires, toute la crédibilité du premier, et surtout –la pire des choses – celle du trublion de service, Mister Depp.

Rapide passage en revue : le scénario est simple. Prenez une intrigue facile (une clé à trouver, des méchants, des gentils, de la bagarre) et ajoutez-y les éléments qui firent le premier succès multipliés par vingt. Car oui, toutes les répliques sont préfabriquées, déjà prêtes, et se résument à : « Vous êtes Jack Sparrow ? » « Non ! Le Capitaine Jack Sparrow ! » ou encore les éternels « tu dois payer ta dette » de Davy Jones. Du réchauffé, malheureusement. Et je rappelle que c'est une histoire de pirates, mais pas d'abordage, ni de pillage (de piraterie, quoi !) en vue.

Je crois que Verbinski a voulu à tout prix ne pas trahir La Malédiction du Black Pearl, quitte à sacrifier son côté fou et ambitieux. Ca donne un film bien plat, parfois même chiant (c'est triste à dire de « Pirates des Caraïbes »), où s'enchaînent sans aucune cohérence des scènes certes spectaculaires (le combat sur la roue à aube, les attaques nombreuses du Kraken...) et des moments de parlotte bien inutiles. Par contre, je sens une petite touche d'originalité dans les cadrages : il y a des gros plans, des beaux panoramiques, des inserts même ! Il a osé, et tant mieux pour lui.

Oui, car ce n'est pas que je n'aime pas l'ami Depp et ses beuveries, mais si je fais le compte, il ne reste plus grand-chose. Si : un thème musical extraordinaire, repris trop peu à mon goût, une ambiance tropicale inimitable, de l'action à tort et à travers, des paysages splendides et Keira Knightley. Je me suis surpris à frissonner lors du retentissement de ce thème magique, puis à le siffler sur mon vélo en rentrant chez moi. Par contre, je me répète quant à ma critique du 1 : Orlando Bloom n'est pas un acteur ! Un clown, un idiot, un mannequin, peut-être ! A en voir ses mimiques désespérantes et son jeu surfait, il ne mérite pas sa place dans l'équipage.

Johnny Depp s'avère aussi de moins en moins crédible en pirate (ses cabrioles déguisé en brochette sont ridicules), mais plus en poivrot. En bref, il y a du très mauvais et du très bon, mais pour les quelques bonnes idées (Jack attaché par Elisabeth, et la fin à suspense qui donne envie de voir le 3) et l'agréable compagnie que ces pirates nous font, je vous conseille d'amarrer avec eux pour un voyage sympathique, fort émotionnellement, qui vaut son prix. Rendez-vous l'été prochain.

Critique de Cyril

La note: 12,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film ?

# Posté le jeudi 31 août 2006 14:26

Modifié le samedi 07 février 2009 04:23

La maîtresse du lieutenant français (Karel Reisz)

La maîtresse du lieutenant français (Karel Reisz)
La maîtresse du lieutenant français (Titre original : The French Lieutenant's Woman)

Réalisé par Karel Reisz – 1981 – Royaume-Uni – Couleur – 2heures 03minutes

Avec Meryl Streep, Jeremy Irons, Leo McKern, Lynsey Baxter...



Résumé: en 1981, un film en tournage raconte l'histoire d'un jeune rentier compromettant son mariage avec Ernestina, une fille de bonne famille, pour une passion avec une femme mystérieuse qui se dit ex-maîtresse d'un lieutenant français. Mais les deux acteurs, Sarah Woodruff (Meryl Streep) et Charles Smithson (Jeremy Irons), vivent exactement la même histoire, en étant également mariés...


Critique: bénéficiant de la présence de Jeremy Irons (« Mission », Palme d'Or 1986, aux côtés de DeNiro, et Oscar du meilleur acteur en 1990) et de Meryl Streep (« Out Of Africa », de Sydney Pollack, et Oscar de la meilleure actrice en 1982), deux acteurs qui commencent à connaître leur métier, Reisz obtint un beau budget pour cet atypique projet.

Les acteurs tournent un mélodrame, et se retrouvent à vivre la même histoire que les protagonistes du film : la mise en abîme, procédé narratif archi-connu, trouve ici son apogée. Mais si Reisz a veillé sur les dialogues comme une poule sur son poussin et défendu son scénario bec et ongles (autrement dit : que la mise en abîme est réussie), il n'empêche que certains passages soient assez confus, voire incompréhensibles. C'est le genre de film à voir en ayant dormi, bu que du jus d'orange, et seul.

Autre problème : c'est long, mais long...beaucoup, beaucoup trop long. Pourquoi ces langueurs monotones inutiles, ces vides interstellaires, ces trou noirs sonores, ces manquements visuels ? Reisz, bien connu pour son style percutant et ironique (c'est ce qu'on en dit, mais c'est le seul film que j'ai vu de lui ; et sûrement le dernier), me déçoit un peu sur ce point. Je trouve au contraire une mollesse, une platitude dérangeante qui paralyse l'émotion, gèle l'avancée de l'intrigue, et provoque l'enlisement.

Seul réjouissance en vue, comme je le disais en introduction, Irons et Streep, confirmés parmi les confirmés, qui trouvent deux rôles à la mesure de leur talent, et s'expriment pleinement. Ils sauvent ce mélodrame bien osé d'une déroute absolue, car hormis la photo de Freddie Francis (déjà artisan de « Elephant Man »), les aspects techniques ne crèvent pas non plus la baraque. Une petite déception selon moi, surtout quand le Petit Larousse des films déclare : « le style précis et séduisant de Reisz fait merveille. »

Légèrement frustré, je ramène le DVD à mon bibliothécaire, me demandant à l'accoutumée : « Alors Cyril, c'était bien ? ». Non, pas vraiment, à vrai dire. Plus de précision – désolé, monsieur Larousse... - et plus de rebondissements auraient pu aboutir à une grande réussite.

Critique de Cyril

La note: 8,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film ?

# Posté le vendredi 01 septembre 2006 05:28

Modifié le samedi 07 février 2009 04:21