Réalisé par Jean-Paul Salomé – 1994 – France – Couleur – 1heure 27minutes
Avec Clémentine Célarié, Jacques Gamblin, Annie Girardot, Alexandra Kazan...
Résumé: quatre femmes mènent une vie de bohème. Pour sortir la tête de l'eau et rembourser leurs dettes, elles décident de cambrioler des banques. Jusqu'au jour où elles tentent un casse censé les mettre définitivement à l'abri du besoin...
Critique: Ah, quel bonheur de retrouver mon Jean-Paul Salomé adoré ! Je l'avais perdu de vue depuis l'inoubliable « Belphégor : le Fantôme du Louvre », et le retrouver en aussi bonne forme me réjouit. Va-t-il battre la note catastrophique de ce dernier ?
« Belphégor » était marquant, par son esthétique merdique et son scénario honteux, écrit par des enfants en petite section de maternelle. « Les Braqueuses », quant à lui, casse la baraque dans tous les domaines : filmé avec les pieds (ça bouge tout le temps, c'est inesthétique, c'est gerbant), scénario minable (les répliques pipi-caca affluent, les vannes pas drôles aussi), actrices déjantées qui font de leur mieux pour sauver le tout ; le tableau est noir pour Salomé.
Il n'a pas suivi mon conseil, qui était de prendre des cours de cinéma (il n'y a pas de honte, vous savez). Affolant de stupidité, « Les Braqueuses » est un film de filles, fait pour les filles mais réalisé par un homme. Beaucoup trop de détails crados (les couches sales, qu'on nous ressort vingt fois dans le film), des scènes débiles (l'étudiant qui veut faire l'amour avec sa professeur), des clichés en tous genres (le jeune rebelle qui s'appelle Abdel, la femme fatale à deux balles...), j'en ai la tête qui tourne. Salomé, lui, a les oreilles qui sifflent.
Je finis cette critique (je n'aurai même pas dû la faire, c'est rendre hommage au film) par une note positive : Jacques Gamblin, excellent comme d'habitude, qui permet aux braqueuses de doubler leur note (et oui, je suis généreux). Nul, nul, et renul, on dirait un téléfilm produit par Arte avec des scénaristes de « Plus belle la vie ». En plus, un gros braquage final, d'accord, mais pourquoi quatre braquages de force égale ? Allez, je cesse de me torturer l'esprit : considérons ça comme une bouse ambulante, sans prétention, qui amusera les centres aérés en cas de « sortie au zoo annulée ».
Les blagues pipi caca prout, ce n'est plus de votre âge, voyons. Monsieur Salomé, un effort : pensez que vous obtenez toujours un budget pour tourner vos merdes, alors que des centaines de jeunes cinéastes prometteurs et talentueux n'obtiendront jamais le dixième de ce que vous touchez.
Critique de Cyril
La note: 1 / 20
Selon vous, quelle note mérite le film ?
