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In the air (2010), nouvelle critique.

Photo de cinerama cinerama

Description :

Le blog subit une réorganisation et reprendra du service vers juin.


Top 2010:

1 - Brothers
2 - In the air
3 - Gainsbourg, vie héroïque

Top 2009:

1 - Louise-Michel
2 - Le Petit Fugitif
3 - The Wrestler
4 - Brüno
5 - Bellamy
6 - Inglourious Basterds
7 - Démineurs
8 - Là-haut
9 - Gran Torino
10 - Un prophète
11 - Etreintes Brisées
12 - Che, 1ère partie: L'argentin
13 - Whatever Works
14 - Le Concert
15 - OSS 117 : Rio ne répond plus
16 - Le Bal des actrices
17 - Coraline
18 - Les Noces Rebelles
19 - Les Beaux gosses
20 - Public Enemies
21 - Very Bad Trip
22 - Harvey Milk
23 - Slumdog Millionaire
24 - Avatar
25 - Walkyrie


Top 2008:

1 - Two Lovers
2 - Hunger
3 - There Will Be Blood
4 - Control
5 - Elle s'appelle Sabine
6 - Entre les Murs
7 - Juno
8 - Appaloosa
9 - Soyez sympas, rembobinez
10 - Antifa, chasseurs de skins
11 - JCVD
12 - Burn after reading
13 - Sans arme, ni haine, ni violence
14 - Vicky Cristina Barcelona
15 - La Naissance des Pieuvres
16 - Eldorado: Création
17 - Mesrine - L'instinct de mort
18 - Bons Baisers de Bruges
19 - Valse avec Bachir
20 - La Fille de Monaco
21 - Agathe Cléry
22 - Mesrine - L'ennemi public n°1
23 - La Nouvelle Vie de Mr.Horten
24 - Indiana Jones & le Royaume du Crâne de Cristal
25 - No Country for old men
26 - Un barrage contre le Pacifique
27 - Les Grandes Personnes
28 - It's a free World
29 - Eldorado
30 - Bienvenue chez les ch'tis
31 - La Fièvre de l'Or
32 - Actrices
33 - Go Go Tales
34 - Française
35 - Seuls Two
36 - MR 73
37 - Astérix aux Jeux Olympiques

Top 2007:

1 - Lady Chatterley
2 - La Graine et le Mulet
3 - Le Mariage de Tuya
4 - My Blueberry Nights
5 - Boulevard de la Mort
6 - L'Assassinat de Jesse James
7 - Southland Tales
8 - Un baiser s'il vous plaît
9 - Persépolis
10 - Lumière Silencieuse
11 - De l'autre côté
12 - Les Promesses de l'ombre
13 - La Vie des Autres
14 - Un Jour sur Terre
15 - 4 mois, 3 semaines et 2 jours
16 - Sicko
17 - Les Climats
18 - Boarding Gate
19 - 300
20 - Breath
21 - Blood Diamond
22 - Borat
23 - Les Méduses
24 - Spider-Man 3
25 - Caramel
26 - La Vengeance dans la Peau
27 - Chacun son cinéma
28 - Smiley Face
29 - Angel
30 - La Fille Coupée en deux
31 - Le Rêve de Cassandre
32 - L'ami de la famille
33 - Et toi, t'es sur qui?
34 - Import / Export
35 - Azul
36 - Un coeur invaincu
37 - La Môme
38 - L'ennemi Intime
39 - Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au bout du monde
40 - XXY
41 - Pingpong
42 - Les Lip, l'imagination au pouvoir
43 - Transformers
44 - La Soledad
45 - Pleasure Factory
46 - El Asaltante
47 - Volevo Solo Vivere
48 - En avant, jeunesse!

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  • Création : 04/05/2006 à 03:43
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In the air (Jason Reitman)

In the air (Jason Reitman)
In the air

Un film de Jason Reitman - 2010 - USA. Avec George Clooney...



Résumé: L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.
Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.
Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...


Critique: Jason Reitman, érigé en figure de proue d'un cinéma « indépendant » canadien, s'est remarquer par Thank you for smoking (2005) puis Juno (2007), deux gentilles comédies à l'esthétique pop-rockisante devenues quasi cultes. In the air poursuit avec brio une filmographie marquée par un conformisme alarmant et une certaine tendance mal assumée à la naiveté, sous couvert d'esprit critique anti-américain si symptomatique du cinéma américain actuel.

Des thèmes décongelés puis réchauffés

Ce qui frappe immédiatement avec In the air, c'est que tout jusqu'à la racine empeste le réchauffé: on a droit à une peinture exhaustive du monde de l'entreprise à l'âge de la mondialisation, vue et revue cent fois ailleurs. Tout y passe, des figures habituelles du monde du travail (la jeune diplômée ambitieuse et prête à tout pour grimper dans la hiérachie, le boss inhumain conforté dans son rôle de méchant par des répliques attendues du style « La crise est notre pain béni. »...) à l'automatisation des tâches qui menace les emplois de l'entreprise (le développement du service par webcam) et donc la peur du chômage. Reitman est extrêmement fier de pouvoir montrer au spectateur qu'il a saisi la situation en entreprise et traduit la monotonie du quotidien par des séquences surdécoupées uniquement faites de clics, de clacs, de bruits d'ordinateur etc... C'est sans doute qu'on fait les meilleures soupes dans les plus vieilles marmites.

Suit l'irruption des éléments connotant l'idée menaçante (oh oui, ça fait peur) d'une technologie envahissante, qui asservit l'homme et va lui faire payer son envie de progrès: omniprésence des cartes à puces (Clooney en possède près de dix) et montage frénétique. Je passe sur les poncifs liés au second grand thème du film (on peine par ailleurs à remarquer les ponts possibles entre les deux), « l'amour-le mariage-la famille », eux-aussi mal décongelés: Jim (le héros joué par Clooney) a peur de devenir un homme banal et préfère être un aventurier des airs, ce qui donne lieu à un pseudo questionnement existentiel (Jim est-il un homme de la terre ou des airs?). Inutile de vous préciser que la fin sur le mode de l'arroseur arrosé est l'archétype même du réchauffé: Louis Lumière en a fait un film projeté en...1895.

De grandes ambitions mais sans se donner les moyens de les concrétiser

On glisse peu à peu vers un symptôme plus grave encore: Reitman, dans ses interviews, ne fait pas mystère de ses ambitions critiques et s'affirme comme le médecin officiel de la société américaine. Ses belles ambitions s'aplatissent et son statut de cinéaste bande-mou éclate au grand jour, et les trois maux dont il souffre peuvent aisément se résumer: naiveté (dont j'espère qu'elle est due à des contraintes financières); pensée bobo; arguments rétrogrades à la frontière du réactionnarisme.

On l'aura compris, Jim exerce le métier de merde par excellence – par ailleurs fictif: il est « licencieur ». Croyant sonder la psychose universelle du travailleur qui est de perdre son emploi et persuadé d'offrir des moments d'émotion en nous mettant face à des employés virés pleurant de colère, Reitman leur consacre à chacun quinze secondes avant de partir pour l'oubli. Il croit par ailleurs à un don en matière de cynisme, particulièrement raté: les « licencieurs » déballent des arguments tout faits que Reitman souhaitait faire passer pour de l'humour noir (« Cet échec est un mal pour un bien. »).

Une glorification de l'ancien temps sur le mode du « C'était mieux avant » qui met en scène la renaissance symbolique du couple de quarantenaires faisant les 400 coups et escaladant les murs de leur ancienne école (« Mais qui sont les jeunes en fait? » : quelle belle question Mr.Reitman); une idéalisation du lieu de l'enfance à la campagne, loin du tumulte de la ville (ici, la campagne est incarnée par Milwaukee, ils apprécieront), propre à une mentalité bobo; et surtout une morale finale véritablement risible qui laisse le héros déchiré entre ses contradictions: l'amour stable ou une vie d'aventurier?

L'esthétique pop aérienne: surfait

Le véritable problème est qu'on ne perçoit – on a beau considérer le film de toutes les manières possibles – aucune forme d'ironie nulle part. Pas de recul non plus dans une esthétique typée pop-rock à la manière de Juno, vous savez, les petites musiques jazzy en alternance avec deux accords maximum à la guitare pour donner une ambiance Bob Dylan, une ambiance cool quoi. Si au début, Reitman privilégie le plan rapproché ou le gros plan, gages d'une sobriété et d'un naturel bienvenus, le film est contaminé peu à peu par un maniérisme fatal qui conduit à une esthétique clipesque à la fin, toujours accompagnée de ces délicieux accords qui rappellent les plus grands tubes de Claude Barzotti.

On concèdera quelques bonnes trouvailles, disséminées au petit bonheur la chance et prenant la forme de courtes saynètes assez drôles et pointant réellement du doigt quelques clichés: par exemple celle où la jeune diplômée croit avoir l'expérience du métier (« J'ai fait psycho en option »). D'autres témoignent d'un humour inclassable et au final bienvenu (« Ce matin j'ai fait mon premier caca depuis deux semaines. »), voire même de touches à caractère sexuel très surprenantes étant donné l'académisme du film (Clooney qui demande par sms à sa voisine d'hôtel si elle était en train de se masturber).

Un Clooney réjouissant qui s'auto-incarne (un aventurier de l'amour, sans enfant à bientôt 50 ans) et une tension du personnage bien vue entre envie de céder à la société de consommation et poursuite d'un mode de vie hors du commun: la tension entre conformisme et originalité est contenue dans le personnage même et se rejoue à l'échelle de la réalisation.

La note: 8/20
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# Posté le jeudi 04 mars 2010 11:22

Modifié le jeudi 04 mars 2010 14:31

Réorganisation du blog

Réorganisation du blog
Bonjour à tous,


Le blog est en pause depuis quelques temps maintenant: la classe préparatoire a eu raison de mon temps libre mais pas de ma passion pour le cinéma.

Hormis deux ou trois critiques par-ci par-là, seul mon classement est régulièrement actualisé. J'ai continué à jeter des yeux sur les blogs de cinéma: les vétérans: Gusto, Sentier20, Misterleo, et ceux qui sont venus grossir les rangs de la sphère cinéphile de Skyblog.

Force est de constater qu'elle est restée aussi active que lorsque je l'ai quittée aux alentours de 2007-2008. Je compte dans les mois à venir reprendre l'écriture de critiques et j'entreprends dès à présent la réorganisation du blog en espérant pouvoir le rendre plus attractif encore.

Merci pour tous les messages, commentaires gentils et visites nombreuses malgré mon absence prolongée. A très bientôt pour de nouvelles critiques, de nouveaux débats


Cinerama
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# Posté le lundi 16 février 2009 10:16

Modifié le lundi 22 février 2010 05:21

Sommaire

Sommaire
Claude Jade (1948-2006).


Crée en mai 2006, le blog est en pleine réorganisation. Certaines critiques ont été écrites il y a extrêmement longtemps, sans aucun recul, et comportent de nombreuses maladresses, incorrections, erreurs...

Je demande l'indulgence des lecteurs pour ces critiques dont je ne partage parfois même plus l'appréciation finale ou la note.

Les critiques les plus récentes sont donc notifiées par un petit signe ø de couleur dans le sommaire: ce sont celles que j'assume le mieux...


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La dernière critique parue: In the air, de Jason Reitman (8/20)
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Sommaire:


0,1,2...

2 :37 (Murali K.Thalluri)

8 Femmes (François Ozon)
8 Mile (Curtis Hanson)
300 (Zack Snyder)
1492 : Christophe Colomb (Ridley Scott)
2001 - L'Odyssée de l'Espace (Stanley Kubrick)
2046 (Wong Kar-Wai)

A:

A Boire (Marion Vernoux)
Adieu ma Concubine (Chen Kaige)
Affranchis (les) (Martin Scorsese)
A la folie, pas du tout (Laetitia Colombani)
Alexandre (Oliver Stone)
American Beauty (Sam Mendes)
Ami de la Famille (l') (Paolo Sorrentino)
Andreï Roublev (Andreï Tarkovski)
Angel (François Ozon)
Angel-A (Luc Besson)
A nos Amours (Maurice Pialat)
Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg)
Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle)
Astérix et Cléopâtre (Goscinny & Uderzo)
Asterix et Obelix: mission Cléopâtre (Alain Chabat)

B:

Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu)
Bambi (Walt Disney)
Belphégor: Le Fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé)
Big Fish (Tim Burton)
Blood Diamond (Edward Zwick)
Blow up (Michelangelo Antonioni)
Bon, la Brute et le Truand (le) (Sergio Leone)
Braqueuses (les) (Jean-Paul Salomé)
Brice de Nice (James Huth)
Bronzés (les) (Patrice Leconte)
Bronzés 3 - Amis pour la Vie (les) (Patrice Leconte)
Brüno (Larry Charles) ø

C:

Cadet d'eau douce (Keaton - Reisner)
Caïman (le) (Nanni Moretti)
Camping (Fabien Ontoniente)
Carnets de Voyage (Walter Salles)
Cars - Quatre Roues (John Lasseter)
Cérémonie (la) (Claude Chabrol)
Chacun son cinéma (Collectif)
Charlie et la Chocolaterie - 1971 (Mel Stuart)
Charlie et la Chocolaterie - 2005 (Tim Burton)
Château Ambulant (le) (Hayao Miyazaki)
Chat noir, Chat blanc (Emir Kusturica)
Choristes (les) (Christophe Barratier)
Climats (les) (Nuri Bilge Ceylan)
Coeurs (Alain Resnais)
Comment j'ai fêté la fin du monde (Catalin Mitulescu)
Contes de la Lune Vague après la pluie (les) (Kenji Mizoguchi)
Corps Impatients (les) (Xavier Giannoli)
Cuirassé Potemkine (le) (Sergei Mikhailovich Eisenstein)

D:

Da Vinci Code (Ron Howard)
Déclin de l'Empire Américain (le) (Denys Arcand)
Deux Frères (Jean-Jacques Annaud)
Devdas (Sanjay Leela Bhansali)
Dirty Dancing (Emilie Ardolino)
Doublure (la) (Francis Veber)

E:

Edward aux mains d'argent (Tim Burton)
Elephant (Gus Van Sant)
Elephant Man (David Lynch)
Essaye-moi (Pef)

F:

Fahrenheit 451 (François Truffaut)
Feu sous la peau (le) (Paul Goldman)
Fils du Vent (les) (Julien Seri)
Flandres (Bruno Dumont) ø
Fleur de mon Secret (Pedro Almodovar)
Freaks – La monstrueuse Parade (Tod Browning)
Frères Grimm (les) (Terry Gilliam)

G:

Gazon maudit (Josiane Balasko)
Gosford Park (Robert Altman)
Guerre des mondes (la) (Steven Spielberg)
Gynécologue et sa Secrétaire (le) (Dominik Moll)

H:

History of Violence (a) (David Cronenberg)
Hommes de main (les) (Koppelmann & David Levien)
Human Nature (Michel Gondry)

I:

Il ne faut jurer de rien ! (Eric Civanyan)
Indigènes (Rachid Bouchareb)
Indochine (Régis Wargnier)
Interview (l') (Xavier Giannoli)
In the air (Jason Reitman) ø
Irrésistible Alfie (Charles Shyer)
Ivan Le Terrible (Sergueï Mikhailovitch Eisenstein)

J:

James Bond contre Docteur No (Terence Young)
Jean-Philippe (Laurent Tuel)
Jeux d'enfants (Yann Samuell)
Joyeux Noël (Christian Carion)

K:

Keane (Lodge Kerrigan)
Kirikou et la Sorcière (Michel Ocelot)
Koza (Nuri Bilge Ceylan)

L:

Lady Chatterley (Pascale Ferran)
Là-haut (Pete Docter & Bob Petersen) ø
Ligne Verte (la) (Frank Darabont)
Lili Marleen (Rainer Werner Fassbinder)
Lolita (Stanley Kubrick)
Lord of War (Andrew Niccol)
Lost in Translation (Sofia Coppola)
Lumières du Faubourg (les) (Aki Kaurismäki)

M:

Mafia Blues (Harold Ramis)
Maîtresse du Lieutenant français (la) (Karel Reisz)
Mala Noche (Gus Van Sant)
Mar Adentro (Alejandro Amenabar)
Marche de l'Empereur (la) (Luc Jacquet)
Marie-Antoinette (Sofia Coppola)
M.A.S.H (Robert Altman)
Matador (Pedro Almodovar)
Match Point (Woody Allen)
Mécano de la Général (le) (Buster Keaton)
Merci pour le Chocolat (Claude Chabrol)
Meurs un autre jour (Lee Tamahori)
Miami Vice - Deux Flics à Miami (Michael Mann)
Mission: Impossible 3 (J.J Abrams)
Môme (la) (Olivier Dahan)
Mort à Venise (Luchino Visconti)
Mots bleus (les) (Alain Corneau)
My Blueberry Nights (Wong Kar-Wai) ø

N:

Ne le dis à personne (Guillaume Canet)
Nos voisins les hommes (Tim Johnson)

O:

Old Boy (Park Chan-Wook)
Oliver Twist (Roman Polanski)
On ne dervrait pas exister (HPG)
OSS 117: Le Caire - Nid d'espions (Michel Hazanavicius)
Oui, mais... (Yves Lavandier)

P:

Papy fait de la Résistance (Jean-Marie Poiré)
Parfum: Histoire d'un meurtrier (le) (Tom Tykwer)
Paris, je t'aime (Collectif)
Parle avec elle (Pedro Almodovar)
Pédale Douce (Gabriel Aghion)
Persépolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud)
Petite Chartreuse (la) (Jean-Pierre Denis)
Phantom of the Paradise (the) (Brian DePalma)
Phone Game (Joel Schumacher)
Pingpong (Matthias Luthardt)
Pirates des Caraïbes – La Malédiction du Black Pearl (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Le Secret du Coffre maudit (Gore Verbinski)
Pirates des Caraïbes - Jusqu'au bout du monde (Gore Verbinski)
Platoon (Oliver Stone)
Pulp Fiction (Quentin Tarantino)

Q:

Quai des Brumes (Marcel Carné)

R:

Reine Margot (la) (Patrice Chéreau)
Répulsion (Roman Polanski)
Reservoir Dogs (Quentin Tarantino)
Rien ne va plus (Claude Chabrol)
Rosemary's Baby (Roman Polanski)
Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

S:

Science des Rêves (la) (Michel Gondry)
Scoop (Woody Allen)
Septième Sceau (le) (Ingmar Bergman)
Sergent York (Howard Hawks)
Sisters In Law (Kim Longoniotto & Florence Ayisi)
Sleepy Hollow - La Légende du Cavalier sans tête (Tim Burton)
Sonate d'Automne (Ingmar Bergman)
Souffle au Coeur (le) (Louis Malle) ø
Southland Tales (Richard Kelly)
Spiderman (Sam Raimi)
Spiderman 3 (Sam Raimi)
Star Wars Episode I: La Menace Fantôme (George Lucas)
Star Wars Episode II: L'Attaque des Clones (George Lucas)
Star Wars Episode III: La Revanche des Sith (George Lucas)
Superman Returns (Bryan Singer)
Sur la Route de Madison (Clint Eastwood)

T:

Talons Aiguilles (Pedro Almodovar)
Taxi (Gérard Pirès)
Taxi 2 (Gérard Krawczyk)
Taxi 3 (Gérard Krawczyk)
Temps Modernes (les) (Charlie Chaplin)
Thérèse Raquin (Marcel Carné)
Tigre et Dragon (Ang Lee)
Tout sur ma Mère (Pedro Almodovar)
Transporteur (le) (Louis Leterrier)
Transporteur 2 (le) (Louis Leterrier)
Triomphe de la Vérité (le) (Leni Riefenstahl)
Truman Capote (Bennett Miller)

U:

Une vérité qui dérange (Davis Guggenheim)
Underworld 2 - Evolution (Len Wiseman)
Un Fil à la Patte (Michel Deville)
Un long Dimanche de Fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)
Uro (Stefan Faldbakken)
Uzak (Nuri Bilge Ceylan)

V:

Vercingétorix: La Légende du Druide Roi (Jacques Dorfmann)
Virgin Suicides (the) (Sofia Coppola)
Vol 93 (Paul Greengrass)
Volevo Solo Vivere (Mimmo Calopresti)
Voyage de Chihiro (le) (Hayao Miyasaki)

W:

Walk the line (James Mangold)
Whatever Works (Woody Allen) ø
Wrestler (the) (Darren Aronofsky) ø

X:


Y:

Yamakasi (Ariel Zeitoun)

Z:



Le Palmarès du 59ème Festival de Cannes

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Dossiers:


Les grands cinéastes:

Allen (Woody)
Almodóvar (Pedro)
Godard (Jean-Luc)
Hitchcock (Alfred)
Polanski (Roman)
Scorsese (Martin)
Tarantino (Quentin)
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# Posté le jeudi 04 mai 2006 07:19

Modifié le jeudi 04 mars 2010 11:27

Mon top 100

Mon top 100
Un classement susceptible d'être bouleversé à tout moment.


Mes 100 films préférés :


1 – Les Enfants du Paradis (Marcel Carné, 1945)
2 – L'Aurore (F.W Murnau, 1927)
3 – Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet, 2001)
4 – Barbarella (Roger Vadim, 1968)
5 – Alphaville: Une étrange aventure de Lemmy Caution (Jean-Luc Godard, 1965)
6 – American Beauty (Sam Mendes, 1999)
7 – Orfeu Negro (Marcel Camus, 1959)
8 – Que la bête meure (Claude Chabrol, 1969)
9 - Dancer in the Dark (Lars Von Trier, 2000)

10 – Festen (Thomas Vinterberg, 1998)
11 – Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
12 – La Cérémonie (Claude Chabrol, 1995)
13 – Larmes de Clown (Victor Sjöstrom, 1924)
14 – Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
15 - Les Enchaînés (Alfred Hitchcock, 1946)
16 – Baisers Volés (François Truffaut, 1968)
17 – The Bravados (Henry King, 1958)
18 – Chantons sous la Pluie (Gene Kelly & Stanley Donen, 1952)
19 – Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)

20 – Blow-Up (Michelangelo Antonioni, 1967)
21 - Andrei Roublev (Andrei Tarkovski, 1969)
22 – Flandres (Bruno Dumont, 2006)
23 – Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958)
24 – Sans Soleil (Chris Marker, 1983)
25 – A nos amours (Maurice Pialat, 1983)
26 – Sérénade à trois (Ernst Lubitsch, 1933)
27 – Les Visiteurs du Soir (Marcel Carné, 1942)
28 – Ivan Le Terrible (S.M Eisenstein, 1942-1946)
29 – Voyage en Italie (Roberto Rossellini, 1954)

30 – Printemps, été, automne, hiver...et printemps (Kim Ki-Duk, 2004)
31 – Le Souffle au coeur (Louis Malle, 1971)
32 – La Ruée vers l'Or (Charlie Chaplin, 1925)
33 – Umberto D. (Vittorio de Sica, 1952)
34 – Alexandre Nevski (S.M Eisenstein, 1938)
35 – Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963)
36 – Fahrenheit 451 (François Truffaut, 1966)
37 – La Poursuite Infernale (John Ford, 1946)
38 – The Wrestler (Darren Aronofsky, 2009)
39 – Lost In Translation (Sofia Coppola, 2003)

40 – 2046 (Wong Kar-Wai, 2004)
41 – Répulsion (Roman Polanski, 1965)
42 – L'Atalante (Jean Vigo, 1934)
43 – Le Village des Damnés (Wolf Rilla, 1960)
44 – To be or not to be (Ernst Lubitsch, 1942)
45 – Rosemary's Baby (Roman Polanski, 1968)
46 – Pickpocket (Robert Bresson, 1959)
47 - C'est arrivé demain (René Clair, 1944)
48 - Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972)
49 – Ariane (Billy Wilder, 1957)

50 – La Femme infidèle (Claude Chabrol, 1966)
51 – Eternal Sunshine of the Spotless Mind (Michel Gondry, 2003)
52 – Les Liaisons Dangereuses (Stephen Frears, 1989)
53 – Le Mariage de Maria Braun (Rainer Werner Fassbinder, 1979)
54 – My Blueberry Nights (Wong Kar-Waï, 2007)
55 – La Chevauchée Fantastique (John Ford, 1939)
56 – Le Silence (Ingmar Bergman, 1963)
57 – Out of Africa (Sydney Pollack, 1985)
58 - L'homme des hautes plaines (Clint Eastwood, 1972)
59 – Le Cabinet du Docteur Caligari (Robert Wiene, 1919)

60 – Ed Wood (Tim Burton, 1994)
61 – Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle, 1958)
62 – Sur la Route de Madison (Clint Eastwood, 1995)
63 – La Vie est un Roman (Alain Resnais, 1983)
64 – Le Petit Soldat (Jean-Luc Godard, 1963)
65 – Les Corps Impatients (Xavier Giannoli, 2003)
66 – La Nuit du chasseur (Charles Laughton, 1955)
67 – Sonate d'Automne (Ingmar Bergman, 1978)
68 - Lolita (Stanley Kubrick, 1962)
69 - Jules et Jim (François Truffaut, 1963)

70 – La Ronde (Max Ophuls, 1950)
71 – La Jetée (Chris Marker, 1962)
72 – Le Petit Fugitif (Morris Engel, 1953)
73 - Match Point (Woody Allen, 2005)
74 - La Vie de Jésus (Bruno Dumont, 1997)
75 - Le Goût de la Cerise (Abbas Kiarostami, 1997)
76 - A History of Violence (David Cronenberg, 2005)
77 – Le Carrosse d'or (Jean Renoir, 1953)
78 – Masques (Claude Chabrol, 1986)
79 – The Snapper (Stephen Frears, 1993)

80 – Lady Chatterley (Pascale Ferran, 2006)
81 – Uzak (Nuri Bilge Ceylan, 2003)
82 – Sergent York (Howard Hawks, 1941)
83 - Jour de fête (Jacques Tati, 1947)
84 – L'Homme de l'Ouest (Anthony Mann, 1957)
85 – Délits Flagrants (Raymond Depardon, 1994)
86 – Freaks : La Monstrueuse Parade (Tod Browning, 1932)
87 - The Hit (Stephen Frears, 1984)
88 – Dead Man (Jim Jarmusch, 1995)
89 – A bout de course (Sidney Lumet, 1988)

90 – A propos de Nice (Jean Vigo, 1930)
91 – La Belle et la bête (Jean Cocteau, 1946)
92 - La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz (Luis Bunuel, 1955)
93 – La Rue de la Honte (Kenji Mizoguchi, 1956)
94 – La Mouche (David Cronenberg, 1986)
95 - Rosetta (Jean-Pierre et Luc Dardenne, 1999)
96 – Il était une fois dans l'Ouest (Sergio Leone, 1969)
97 – La Valse des Pantins (Martin Scorsese, 1983)
98 – J'entends plus la guitare (Philippe Garrel, 1991)
99 - La Vie des Morts (Arnaud Desplechin, 1991)
100 – Certains l'aiment chaud (Billy Wilder, 1959)
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# Posté le jeudi 04 mai 2006 07:16

Modifié le dimanche 24 mai 2009 09:50

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# Posté le jeudi 04 mai 2006 07:32

Modifié le lundi 16 février 2009 10:23

Taxi 2 (Gérard Krawczyk)

Taxi 2 (Gérard Krawczyk)
Taxi 2
Réalisé par Gérard Krawczyk - 2000 - France - Couleur - 1heure 25minutes

Avec Sami Nacéri, Marion Cotillard, Frédéric Diefenthal, Bernard Farcy...



Résumé: Toujours à pied, et aux prises avec un gang japonais, le gang des Mitsubishi, Emilien (Frédéric Diefenthal) fait appel à son ami Daniel (Sami Nacéri) pour arrêter les malfaiteurs...


Critique: On prend les mêmes et on recommence...moins bien que le premier. Changement de Gérard à la réalisation (Pirès est remplacé par Krawczyk), mais poursuite en droite ligne de l'histoire entamée avec le premier épisode. Littéralement boosté par les 6 millions d'entrées du premier volet, les producteurs (ou plutôt, le producteur, l'inconnu Luc Besson) ont donné carte blanche au cinéaste peu expérimenté qu'est Krawczyk, pour aboutir à une suite qui fera...11 millions d'entrées. Explications.

Etre metteur en scène d'une production "Besson-baston-bagnoles" ne s'improvise pas. "Taxi" était très bon, car l'ancien réalisateur était aussi scénariste du film, plus même, il avait imaginé à lui seul les bases de cette trilogie; d'où son aisance et sa motivation à le réaliser. Mais Krawczyk n'est en fait qu'un pauvre homme tombé en plein milieu d'un gros chantier: on lui livre un scénario (écrit par Mister Besson, ça coule de source), des acteurs, et il doit poursuivre la continuité d'une perle devenue culte. Tâche ardue, où même les plus grands s'y serient cassé les dents.

Bien que bénéficiant à nouveau des services du très bon Sami Nacéri, qui, drôle et viril à la fois, avec son charme et son sourire bright, porte tout sur ses épaules et impose son personnage avec brio, le film sauve de justesse sa peau. Marion Cotillard, bien que devenant un personnage secondaire, garde sa classe et son regard perçant et furieux, lequel lui vaudra un César pour "Un long Dimanche de Fiançailles". Chapeau également au commissaire Gibert joué par Bernard Farcy, toujours aussi bidonnant avec ses "alertes générales" ou ses "Emilien...". Néanmoins, comme le dirait la devise de Clémentine, "pour qu'un film soit un chef d'oeuvre,il faut que tout soit bon".

Exact, et d'ailleurs cette suite remplit parfaitement les conditions pour ne pas en être qualifié. Si il avait pour mission de ne pas dénaturer le premier épisode, on pourra lui dire qu'il a tenu promesse: certaines répliques sont entièrement pompées de "Taxi", voire des dialogues entiers. Bonne idée pour escroquer ceux qui n'avaient pas vu le premier, mais ils n'étaient pas nombreux, donc plantade assurée. Ensuite, les cascades demeuraient à peu près réalistes, mais ce second opus, les voitures volent, font du parachute, ou encore un tas d'autres conneries (la scène où la voiture saute de l'avion et survole Paris en parachute, ou encore celle où la 406 de Daniel sort des ailes latérales et décolle au-desus des chars, est d'une débilité consternante). Enfin, l'esprit "Marseille" du premeir est annihilé: bien que débutant dans la cité phocéenne, l'histoire se barre...à Paris, prétexte bien sûr à des gags lourdauds sur l'OM et le PSG. Bref, la mode est au business: merci, Monsieur Luc Besson.

Une suite agréable quand même, avec ses petits défauts (que voulez-vous, il n'y a que "Le Parrain 2" qui était meilleur que "Le Parrain"), que l'on regardera lors de sa vingt-huitième diffusion sur TF1 ou entre deux films de Jean-Claude Van Damme. Pas de quoi crier au chef d'oeuvre. Loin de là.

Critique de Cyril

La note: 11 / 20

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# Posté le jeudi 04 mai 2006 14:40

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:19

Belphégor: Le Fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé)

Belphégor: Le Fantôme du Louvre (Jean-Paul Salomé)
Belphégor: Le Fantôme du Louvre

Réalisé par Jean-Paul Salomé - 2000 - France - Couleur - 1heure 47minutes

Avec Sophie Marceau, Michel Serrault, Frédéric Diefenthal...



Résumé: Une momie datant de quelques millénaires est apportée au musée du Louvre. Dès lors, d'étranges phénomènes apparaissent chez une jeune femme (Sophie Marceau) et son nouvel amoureux (Fréderic Diefenthal). Ils vont donc tenter de comprendre ces phénomènes, et aboutiront à une conclusion: pas de doute, la momie a apporté avec elle le fantôme d'un esprit mort depuis la nuit des temps, le terrible Belphégor...


Critique: Je souhaite que Jean-Paul Salomé aille présenter tout de suite ses excuses au cinéma. Monsieur Salomé, vous m'avez profondément déçu.

Commençons par les (rares) bons points du film, comme ça, ce sera fait, et l'on se consacrera au reste: la débilité affolante de ce ramassis filmique non censuré (malheureusement). Michel Serrault, en tant qu'acteur confirmé, livre une prestation interessante, pas de surjeu, pas de cabotinage dû à son rang, rien. C'est bien. Frédéric Diefenthal, l'hilarant Emilien de la série des "Taxi" n'est pas mauvais non plus, et tire relativement son épingle du jeu. C'est bien. Et l'idée n'était pas stupide non plus: un fantôme hideux au milieu du plus beau et grand musée du monde, entre tableaux de Da Vinci, Raphaël et du Caravage, ça pouvait foutre franchement les boules. C'est bien aussi. Mais c'est tout.

Maintenant, les réjouissances commencent! Je suis très embêté, car je ne sais vraiment pas par où débuter...peut-être par le jeu d'actrice effarant, débile, rustre, mauvais, véreux, merdique, pourri, naze de Sophie Marceau? Non, ce ne serait pas gentil, et puis elle l'a tellement entendu rabâcher...elle a d'ailleurs obtenu le Bidet d'Or de la moins bonne actrice, et a été consacrée "Plus nulle actrice de l'année" par le magazine Marie-Claire (pas une référence en matière de cinéma, mais quand même). Je me souviens du bon vieux temps, tu sais Sophie, quand tu jouais dans "La Boum" et que tu étais adorable, et surtout, que tu jouais bien! Tu rappelles, hein chérie, quand tu avais des rôles corrects! C'était bien...Maintenant, tu joues dans des daubes! Oh, c'est dommage!

Le tour de Madame Marceau est désormais passé, à nous deux, Monsieur Salomé. Pourquoi, pourquoi avez-vous laissé passer une telle occasion de faire un bon film? C'était pourtant pas dur: vous engagez une bonne actrice, pas juste parce qu'elle a un nom qui fait rapporter des sous, vous faites des effets spéciaux acceptables, parce que vos fantômes bidons qui feraient rire ma soeur de deux ans et demi, et votre momie de Playmobil au regard niais et plat... Honnêtement, Monsieur Salomé, de vous à moi, en combien de temps avez-vous écrit le scénario? A en juger sa qualité, je dirais que vous l'avez écrit en deux jours, assisté dans votre (lourde) tâche par la classe de CE1 de l'école Greg le Millionnaire à Vazouilly-sur-Garonne (les enfants étaient contents, vous pouvez pas savoir). Tout fier, Jean-Paul Salomé a alors sorti son caméscope Fisher-Price, a planté ses acteurs au milieu d'une reconstitution piteuse du Louvre (faite par son oncle Maurice, dans la cave de sa maison de campagne à Montbouzin-sur-Oise), et les a fait jouer son scénario à deux balles (et je suis généreux).

Et que dire du réalisme des fantômes? Ils sont d'une pureté, d'une beauté telle...que vous pouvez passer le film dans une maternité et divertir les bambins qui reconnaitront probablement le fantôme terrifiant de Dora l'exploratrice ou de Bugs Bunny. Pour vous les décrire en quelques mots, ils s'apparentent à des espèces de sacs plastiques volants qui font "Ouuuaarggh!" (un cri terrifiant, vous n'imaginez pas). Pour parachever le tout, les scènes où Sophie Marceau est prise de crises de folie sont hilarantes: elle saute au mur en poussant des cris de terreur du style "Ouuuuuaaaaa!" ou encore "Yaaaarg!!!". Vous avez compris, Belphégor est un résidu de sous-film indigne du titre de "Film", titre que l'on se doit d'honorer un minimum. On ne demandait pas à ce long-métrage une morale profonde ou une réflexion à la "Sonate d'automne", mais étant donné qu'il s'agit d'un film d'épouvante, son but principal est de faire peur: but amplement loupé - et les chiffres l'ont prouvé, nombre d'entrées catastrophique, comparable au nombre d'entrées de "Cabaret Paradis" avec Shirley et Dino, c'est tout dire.

Pour terminer, je vous cite ces paroles de Jean-Paul Salomé, à propos de son film: "J'ai voulu, avec Belphégor, réaliser une fable moderne sur la violence intérieure et les troubles psychologiques qui sommeillent en chacun de nous, et qui se réveilleront tôt ou tard. Je crois y être parvenu." Pour info, il a réalisé depuis "Arsène Lupin", un poil meilleur. Allez, sans regrets, on attend votre prochaine bouse filmique. A bientôt.

Critique de Cyril

La note: 3 / 20

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# Posté le jeudi 04 mai 2006 14:58

Modifié le dimanche 01 juin 2008 09:19

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